La RN 25 allant d’Aomar à Dellys en passant par Draâ El Mizan, puis par le Pont Noir (Tiqantart Taverkant), est un axe routier où le trafic est très important. Cette route nationale donne de l’autre côté sur la RN 05. Bien que le temps fait penser que l’hiver n’est pas parti, les services des travaux publics pensent déjà à la saison des grandes chaleurs. En vue d’éloigner tout incendie, pouvant se déclarer dans les fossés et talus, les travailleurs de la DTP ont lancé de vastes opérations de désherbage.
En effet, sur plusieurs kilomètres entre Draâ El Mizan et Maâmar, ces équipes veillent à ne laisser sur leur passage aucun brin d’herbe. « C’est une opération qui touchera tous les axes routiers de la wilaya. Même si durant toute l’année, on veille au nettoyage des ouvrages d’art et des caniveaux : en été, c’est un peu particulier », nous dira un chef de chantier. Selon une autre source ayant requis l’anonymat, des ouvriers saisonniers sont recrutés pour la circonstance.
« D’ici le mois de juin, nous aurons éliminé toutes les mauvaises herbes », a ajouté notre premier interlocuteur. Avant de conclure : « Nous lançons un appel notamment aux automobilistes. Nous leur demanderons de faire attention aux mégots qu’ils jettent. Ils ont tous des cendriers dans leur véhicules. Qu’ils les éteignent ! »
Par ailleurs, pour une meilleure sensibilisation, les panneaux portant l’inscription : « Attention aux feux de forêts ! » ont refait leur apparition. De leur côté, les autorités locales des communes de la région s’apprêtent à mettre en place les équipes de surveillance composées essentiellement d’agents recrutés dans le cadre de l’Esil et de l’IAIG. « En dépit des peu de moyens dont nous disposons, nous nous préparons activement pour veiller aux incendies », nous a précisé une autre source. En tout cas, tout est fait pour éviter les feux qui risquent de ravager ce qui reste des oliveraies kabyles, la seule ressource sur laquelle est basée l’agriculture de la région. L’été dernier, plus de trois mille oliviers sont partis en fumée dans la seule commune d’Aït Yahia Moussa.
Amar Ouramdane
