Le couscous est non seulement un plat culinaire, mais beaucoup plus une marque culturelle ancestrale. L’idée qui a germé de lui consacrer une fête nationale a été bien applaudie.
En effet, c’est la Maison Couscous Lahlou de Frikat qui a lancé cette idée géniale. Qui ne se souvient pas de cette semaine où plus de quarante exposants de produits alimentaires et autres venus animer la petite localité de Frikat en juin 2005 ? Depuis, on n’en parle plus.
Pour savoir plus sur l’organisation de cette fête pour une deuxième fois, nous avons abordé M. Amar Arib en sa qualité de maire. « Je ne suis pas contre l’organisation d’une telle fête. C’est une très bonne chose. Mais, la municipalité n’a pas de moyens de revivre un tel événement », nous a-t-il répondu. Avant d’éclaircir cette position : « Ecoutez, il y a des entrepreneurs qui avaient réfectionné des édifices et je vous cite celui qui a repeint le collège — qui ne sont pas encore payés. Nous n’avons rien pour régler ces factures. Notre municipalité ne vit que grâce aux subventions de l’Etat ». Et de conclure : « Celui qui veut organiser un tel événement, qu’il le prenne en charge. De notre côté, nous ne pouvons débourser aucun sou, sauf peut-être apporter notre contribution avec les moyens dont nous disposons ». Certains citoyens que nous avons accostés devant la mairie auxquels nous avons posé la question n’ont pas caché leur inquiétude de ne plus revivre un tel événement. Du simple vendeur de cigarettes au transporteur clandestin, c’est la même réponse. « Durant cette semaine, je vous assure que la vie avait pleinement repris dans ce petit centre urbain. Des gens venaient de partout. Les autorités étaient constamment sur place. On avait cru que l’évènement allait créer une certaine dynamique. On avait même entendu un homme d’affaires revenir et réaliser un hôtel quelque part en découvrant la beauté spécifique de la région située à quelques encablures du majestueux Djurdjura », nous a explicitement dit un transporteur.
N’est-il pas temps de réfléchir au moyen de redémarrer cette fête tout comme celles du tapis d’Ath Hichem ou du bijou d’Ath Yenni, de la poterie de Maâtkas ou de la cerise d’Ath Yirathen ?
De tels rendez-vous ne sont que bénéfiques pour les régions sur tous les plans : économiques, commerciaux et surtout culturels.
Amar Ouramdane