La flambée des prix des fruits et légumes fait se rebattre la majorité des citoyens sur le piment vert, lequel vient de connaître une sensible baisse après avoir atteint en début de saison les 140 DA le kg. Actuellement, ce produit est cédé entre 25 et 30 DA déclassant ainsi la pomme de terre en matière de consommation, toujours hors de portée avec ses 50 et 55 DA le kg.
Quant au poivron, il se vend entre 30 et 35 DA. Il faut dire que ce légume compose le plat essentiel, voire l’unique de la majorité des ménages. Il est cultivé à Biskra et présente une forme de corne de cerf d’où sa dénomination d’ » ichew izerzer » dans notre région où il est acheminé par les marchands ambulants.
La surconsommation du piment provoque des effets indésirables telles les coliques, les diarrhées et des brûlures d’estomac.
Malgré l’accompagnement d’huile d’olive, ces effets ne peuvent en aucun cas disparaître totalement : les séquelles demeurent. Nombreux sont en effet les citoyens de la région de M’chedallah à souffrir de maux gastriques dus essentiellement à la surconsommation du piment, et les pharmaciens interrogés sont unanimes pour confirmer cet état de fait.
Si le piment s’écoule facilement et que les marchands ambulants sont satisfaits de la vente de ce produit, il n’en demeure pas moins que les médecins et les officines trouvent également leur compte dans l’abus de consommation du piment.
Omar Soualah
