Après délibération au terme d’un procès enrôlé dans le cadre de l’actuelle session criminelle traitant de l’affaire du groupe terroriste de Bordj Menaïel, 10 ans de prison ferme contre Abou Tourab (arrêté) et 4 condamnations à mort par coutumace contre l’émir de la zone II du GSPC, Saâdaoui, et 3 autres terroristes en fuite ont été prononcées par le juge du tribunal criminel de Boumerdès. En effet, arrêté par les services de sécurité en fin de l’année 2003 à Staouéli, suite à une opération de perquisition de la demeure de sa sœur, au cours de laquelle les policiers découvrent même une carte d’identité nationale falsifiée, Abou Tourab a été mis sous mandat de dépôt et poursuivi par le tribunal de Bordj Menaïel. Ayant rejoint le maquis en 1993, il y restera pendant 10 ans. Il activera selon ses aveux aussi bien au sein du groupe de Oued Isser qu’au sein de la serriate de Sahel Boubarak sous la bannière d’Abou El Haythem. Jusqu’à ce qu’il soit atteint d’une balle au niveau de la colonne vertébrale, le rendant paraplégique, lors d’une souricière qui lui a été tendue par les fils du vigneron sur lequel il exerçait du chantage. Par la suite, il était transporté par ses acolytes au maquis d’El Kendoul surplombant Ouled Ali (douar relevant de Chaâbat El Ameur), après quoi il fut transféré vers Staouéli avant d’être arrêté en novembre 2003. Cependant, au moment de son arrestation, ce dernier prétend qu’il était justement sur le point de se rendre, après avoir coupé toute relation avec les groupes armés. Quant à son rôle au maquis, il serait limité à la collecte des fonds par des rackets et vols. Néanmoins, il reconnaît durant les interrogatoires sa participation à plusieurs forfaits, notamment les sabotages et incendies criminels du siège de l’APC de Legata en 1994, le parc roulant de Cap Djinet en 1995 et la coopérative d’apiculture du village Omar de Bordj Menaïel et aussi les rackets des citoyens durant la période allant de 1993 à 1997. De ce fait, la chambre d’accusation près la cour de Boumerdès accuse les 5 terroristes, dont Boulsbâa Djamel et. Abd El Hamid d’appartenance à un groupe armé, incendie, vol et vol à main armée, en ajoutant au premier la charge de faux et usage de faux. Et accusant également Souhila S., sœur de l’émir et femme illégitime de Abou Tourab, Nacira B., B. A, B. B. et H. Ahdjila tous des proches des deux terroristes, et qui ont été mis sous contrôle judiciaire pour non-dénonciation de criminels et de soutien aux groupes armés. Pour rappel, des mandats d’arrêt ont été lancés contre tous les accusés à l’exception de B. B. et H Ahdjila. Enfin les 5 accusés mis sous contrôle judiciaire, pour la plupart des proches des deux terroristes, ont été acquittés par le juge du tribunal criminel.
Saïd B.
