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L’éclairage public dans tous ses états

l On n’aurait pas dû toucher à l’ancienne installation de l’éclairage public de la commune de Saharidj qui fonctionnait  » visiblement  » mieux.

En effet, depuis la réfection de l’éclairage public les courts-circuits sont légion. Dès la nuit tombée, on assiste à un jeu de lumière dans tous les quartiers de la ville comme si la commande de l’éclairage public était entre les mains d’un enfant gâté qui n’en fait qu’à sa tête.

Des lampadaires s’allument par intermittence, d’autres clignotent, tandis que la plupart sont frappés de cécité. Des quartiers entiers sont plongés dans le noir le plus total et les habitants broient du noir vu que l’insécurité règne en maître des lieux. Même les voix des services de sécurité locale, qui se sont élevées pour signaler à qui de droit cet état de fait sont tombées dans les oreilles d’un sourd.

Pourtant, il faudrait bien un jour que quelqu’un se décide à dénoncer haut et fort cette négligence caractérisée, surtout que cette nouvelle installation a englouti une enveloppe faramineuse, une enveloppe dégagée pour améliorer un tant soit peu le cadre de vie d’une population qui a longtemps souffert des exactions des hordes terroristes.

C’est déjà l’été, la période où l’on a le plus besoin de lumière car les citoyens passent beaucoup plus de temps dehors durant la nuit, et les veillées se prolongent. Les citoyens et même les familles se déplacent et circulent dans tous les sens. Aussi, le bon fonctionnement de l’éclairage public est plus qu’indispensable, même si les risques d’agression sont insignifiants. De plus, le danger des meutes de chiens errants et même les sangliers qui s’aventurent jusqu’aux abords des habitations est omniprésent vu que la commune de Saharidj est ceinturée par la forêt.

Omar Soualah

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