L’association des parents d’élèves demande la fermeture immédiate d’une usine de bière

Un investisseur avait décroché le projet de construction de chambres froides et avait même un cahier de charges. Ce dernier, associé à un investisseur étranger de nationalité belge, a implanté une usine de bière qui a pollué ce quartier portant le nom d’un Chahid. Cette situation a provoqué l’ire des parents d’élèves de ce paisible quartier, lesquels ont contacté maintes fois les autorités locales, le chef de daïra et le wali, pour qu’elles apportent une solution définitive à ce problème qui représente une menace sérieuse pour la santé de leurs enfants. A nos jours, il n’y a eu aucun écho de la part des pouvoirs publics. En dépit des multiples problèmes que connaît l’établissement, des résultats satisfaisants ont été obtenus par les élèves. A titre d’exemple, l’année précédente cette école primaire a réalisé le taux le plus élevé aux examens du cycle primaire au niveau de la wilaya de Béjaïa ; ajoutez à cela, l’obtention d’un des élèves de cet établissement de la meilleure moyenne dans cet examen à l’échelle nationale. Celui-ci est le premier enfant et l’unique représentant de la wilaya de l’enseignement primaire au parlement cette année. « Devant toutes ces réalisations honorables, notre école est devant une réalité amère depuis l’implantation de cette usine », déplore M. Tazghart. Et d’ajouter : « Nos enfants sont condamnés à fermer les fenêtres de leurs classes durant toutes l’année parce que des gaz toxiques se dégagent de cette usine, sans compter la gêne causée par le bruit des machines et les explosions qui sont dues à la pression et la production des bouteilles de bière. Toutes ces conditions influes négativement sur les résultats et le parcours de nos enfants, ainsi que sur les futures générations de notre commune », a-t-il conclu. Par ailleurs, dans une lettre ouverte adressée au président de la République les parents d’élèves de ce primaire ont exprimé leur ras-le-bol vis-à-vis de cette situation. « Monsieur le président, nous ne sommes pas contre l’investissement mais nous sommes contre l’anéantissement. Pour cela, nous vous sollicitons pour intervenir dans les plus brefs délais afin de prendre les mesures nécessaires pour la fermeture de cette usine ou la déplacer en un lieu où elle ne dérangera personne. C’est un crime contre nos enfants et contre l’histoire et l’éducation ; ce fait touche un établissement de savoir qui est selon vos dires un domaine sacré. Malheureusement, l’implantation de cette usine va sûrement engendrer une catastrophe si des mesures sérieuses ne sont pas prises. Nous restons dans l’attente d’une décision favorable de votre excellence, une décision que nous attendons avec impatience et qui va sûrement introduire la joie chez les parents d’élèves et leurs enfants pour continuer leur parcours ».

Enfin, ils menacent fortement que si les autorités locales ne prennent pas des mesures sévères contre le propriétaire de cette usine, ils arrêteront à la prochaine rentrée la scolarité de leurs enfants par crainte de maladies. N’avez-vous pas déclaré, Monsieur le président, : « Je ne suis pas de ceux qui ferment les écoles ».

Maouchi Yahia