Cette date butoir risque, tout de même, de ne pas être respectée si la flambée des prix des matériaux de construction perdure.
Notre interlocuteur nous apprend par ailleurs que les entrepreneurs chargés de la réalisation du projet font, difficilement, face aux prix exorbitants des aciers.
De ce fait, ils ne savent s’il faut temporiser et donc renvoyer les ouvriers ou continuer les travaux avec le risque de travailler à perte. Et comme pour le moment, l’essentiel des travaux est réalisé en béton, la facture risque d’être élevée. Cet établissement scolaire, le premier du genre dans la commune d’Aït Yahia, est réclamé depuis des années par la population des quarante-huit villages de la municipalité.
Ils ne veulent plus continuer à envoyer leurs enfants dans la commune voisine, Aïn El Hammam, distante de quatre kilomètres du chef-lieu mais demeure éloignée des villages reculés. Ils devront encore, malgré eux, attendre encore, dix-huit mois pour enfin disposer d’un établissement du secondaire, près de chez eux.
Celui-ci, une fois livré, comprendra plusieurs blocs dont l’un sera destiné à la restauration. Le réfectoire, en construction en RDC (rez-de-chaussée, pourra distribuer trois cents repas, à la fois, aux élèves demi-pensionnaires.
Conçu en R plus 2, le bloc enseignement d’une capacité de mille places pédagogiques, est mitoyen de celui de l’administration.
En plus des logements d’astreinte, accolés au restaurant, le plan prévoit, dans le troisième bloc, l’implantation d’un gymnase et d’un auditorium. Faisant face au Djurdjura, le lycée est situé au lieudit « Thaqaâts idhabballen » sur la route de Mekla. Il ne reste plus qu’à donner un coup de fouet aux travaux pour qu’Aït Yahia, à l’instar des autres communes soit dotée d’un lycée.
A. O. T.
