Pour des raisons sécuritaires, l’entreprise Algérie Poste a décidé de fermer tous ses bureaux se trouvant à Aït Aïssa Mimoun, une commune de plus de 20 000 habitants située à 10 km au nord-est de la ville de Tizi Ouzou.
A signaler que la commune compte trois bureaux de poste à savoir à Ikhelouien, Akaoudj et Ighil Bouchen. Pour rappel, le 19 février dernier, un groupe terroriste a pris pour cible le centre postal situé à Ikhelouien.
C’est ainsi qu’une somme de 400 millions de centimes a été subtilisé avant que le groupe terroriste armés ne se replit vers les maquis de la région. A signaler que dans toute la commune d’Aït Aïssa Mimoun il n’existe aucun corps de sécurité. Mais la population voit mal la décision jugée « facile » qui consiste à opter pour la solution de fermer les bureaux d’Algérie Poste. A cet effet, et pour dénoncer cette situation, une réunion de la Coordination des comités de village de la commune a tenu à Ikhelouien une réunion dans la soirée de jeudi.
Certains ont même proposé de grandes actions de protestation qui consiste en l’occupation des institutions de l’Etat. A la fin de la réunion, il a été décidé d’adresser des requêtes à l’APC d’Aït Aïssa Mimoun, au chef de daïra de Ouaguenoun et au responsable d’Algérie Poste. Cette action sera suivie d’un sit-in qui sera observé ce samedi au niveau du bureau de poste de la localité d’Ikhelouien.
A signaler que la région d’Aït Aïssa Mimoun, Makouda, Ouaguenoun, Timizart souffre énormément de l’épineux problème de l’insécurité. Au total une population de plus de 70 000 habitants est livrée à elle-même depuis les événements tragiques de 2001 en Kabylie lesquels se sont soldés par la délocalisation des brigades de gendarmerie. Aucun autre corps de sécurité n’a été déployé en vue de remplacer les éléments de la gendarmerie.
Un véritable no man’s land que se disputes les bandits, les terroristes, les trafiquants et les délinquants face à une population désarmée. Récemment, on a entrepris le projet de réalisation d’une sûreté urbaine à Levdahi, chef-lieu de la commune. . Le choix du site s’est heurté au refus de la population qui a contesté le lieu où devrait être implanté cette structure de police. Depuis, c’est le statu quo.
Par ailleurs, à signaler qu’un plan de redéploiement de la gendarmerie à travers toutes les communes de la Kabylie a été envisagé pour avant la fin de l’année 2009.
M. H.
