La Dépêche de Kabylie

Le PPDRI, une chance de développement pour les populations rurales

l Le Projet de proximité de développement rural intégré conçu pour offrir aux populations vivant en zones rurales ce qu’elles comptent trouver en ville est entré désormais dans les mœurs des montagnards qui ne parlent que de lui et le considèrent comme le modèle de développement le plus adapté à leurs besoins. Pour bien dire les choses, il est aussi purement et simplement un moyen d’équilibre entre la ville et la campagne: moyen judicieux mis en place par les pouvoirs publics pour endiguer l’exode rural. Pour plus d’information, nous avons posé la question sur la faisabilité du dossier à un technicien de la daïra qui nous a informés de la procédure à suivre pour un montage d’un PPDRI. « Il faudrait d’abord que les villageois se regroupent en une association. Puis, il sera mis sur pied une cellule d’animation composé d’un représentant du village, des techniciens des subdivisions techniques et des élus locaux. Ensuite, il sera crée un comité technique de daïra composé du chef de daïra et des responsables des subdivisions. Ce comité peut le cas échéant être élargi à d’autres personnes. Enfin, il sera désigné un facilitateur qui jouera le rôle d’intermédiaire entre la cellule d’animation et le comité technique de daïra », explique notre interlocuteur qui précise par ailleurs que les citoyens sont libres de soumettre sans restriction des propositions sur des projets qu’ils jugeront utiles pour l’amélioration de leurs conditions de vie. « Les villageois réuniront leurs propositions dans un dossier global comprenant aussi bien les actions individuelles que collectives qu’ils soumettront par la suite au comité de daïra, lequel après examen de faisabilité du dossier- qui ne doit être entaché d’aucune erreur- l’acheminera à son tour au comité technique de wilaya pour validation », renchérit notre interlocuteur.

L. B.

Aménagement du stade de football

l Le terrain de football deTibouamouchine, un village parmi les plus grands de la commune de Seddouk avait bénéficie d’une enveloppe budgétaire conséquente pour son aménagement mais, seulement les travaux qui viennent d’être achevés laissent à désirer. Livré à lui-même pendant des années, laissé à l’abandon sans protection ni gardiennage, les potaches pour lesquels il était destiné et qui devaient s’en servir pour leur culture physique ont opté plutôt pour sa destruction en saccageant totalement les vestiaires. En 2006, l’APC de l’époque a songé à sa réhabilitation en lui accordant un projet digne de ce nom consistant en la reconstruction des vestiaires, la réalisation d’un caniveau pour le drainage des eaux pluviales qui endommagent la pelouse en la traversant au milieu et d’une clôture de protection. Ce qui est surprenant c’est que les vestiaires ont été implantés dans un endroit où il est pratiquement difficile d’avoir une conduite d’assainissement pour les eaux usées. A moins que les riverains n’aient accepté son passage à travers leurs champs. Le caniveau est extrêmement étroit, semble-t-il; il ne pourrait pas contenir les furies torrentielles hivernales du ruisseau qui déborde sur la pelouse.

La clôture est la seule infrastructure réalisée normalement, suivant les dires des jeunes qui ne cessent de réclamer une couche de tuf qui leur épargnera les blessures.

« En une seule rencontre amicale interquartiers, deux joueurs ont été blessés et envoyés à l’hôpital pour des soins », avons-nous appris de ces jeunes.

L. Beddar

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