« Les réformes prendront fin à l’horizon 2013 »

Le secteur de la santé, un domaine très sensible et qui demeure malade et en perpétuel mutation. Amar Tou, ministre de la santé était hier l’invité du forum de l’ENTV où il a eu à répondre aux différentes questions des journalistes, manière d’apporter des éclaircissements sur ce qui ce trame au sein de son département.

Après un bref exposé, Amar Tou s’est exprimé en déclarant : « Nous sommes au début des réformes, et ces mutations sont programmées pour le long terme, à savoir jusqu’à 2013 ». Et d’ajouter : « Après moult déplacements sur le territoire national, on a eu à remarquer qu’il y a des améliorations, notamment dans le grand Sud ». Sur ce point précis M. le ministre a annoncé: »Les wilayas de Béchar, Illizi et Tindouf sont les mieux placées en termes de disponibilité de médecins et d’infrastructures. A noter, un médecin pour 900 personnes ».

Abordant le volet disponibilité et répartition des médecins Amar Tou avoue : »Pas moins de 3 000 médecins spécialistes ont été formés en l’espace de 2 ans et demi, chose qui nous réjouis ». Et de continuer sur le même ton : « Actuellement, 4 000 médecins sont formés annuellement dont 1 000 accèdent au résidanat, sans oublier les sessions spéciales destinées à la formation continue dont 57 000 sont bénéficiaires et ce à tous les niveaux et toutes les spécialités ».

Concernant la prise en charge des différents établissements hospitaliers, ainsi que leurs relations avec la sécurité sociale, le ministre déclare : « Désormais, les centres hospitalo-universitaires sont indépendants dans leurs gestions, de même pour les polycliniques et les salles de soins ». Interrogé sur les tenants et les aboutissants de cette décision, Amar Tou explique : « Le travail d’une salle de soin ne peut pas être pris en charge par un CHU et vice-versa ». S’agissant des relations des hôpitaux avec la sécurité sociale, le représentant du gouvernement a annoncé : « Des contrats ont été signés pour faciliter la tâche de nos concitoyens lors de leurs remboursements ou autres ».

En outre, ce secteur qu’on dit malade l’est vraiment. Pour cause, un point noir qui mérite d’être souligné reste toujours en deçà des attentes : les urgences médicales, un service qui demande beaucoup de moyens et une spécialisation selon le ministre. Il enchaîne en soulignant : « Même dans les pays développés ce domaine patine ; cela est dû aux gros moyens et aux énormes efforts qu’il faut consentir ».

Par ailleurs, les prises en charge à l’étranger, ce point qui fait tache d’huile dans notre pays, ont fait couler beaucoup d’encre. M. le ministre corrige en déclarant:

« Ces transferts sont décidés par une Commission qui siège chaque mercredi, et personne d’autre n’a de pouvoir sur ce groupe de professeurs ».

Enfin, Amar Tou s’est dit satisfait des avancées de notre pays surtout en ressources humaines. Il a annoncé : »L’Algérie recèle des compétences de renommée mondiale ». Et de conclure : « Maintenant, même la maintenance de notre matériel médical est prise en charge par un groupe d’ingénieurs de Tizi-Ouzou, et ce au niveau national, ce qui fait que nous sommes fiers à plus d’un titre ».

Lounis Melbouci