La Dépêche de Kabylie : Pouvez-vous nous donner un aperçu sur votre carrière de boxeur et sur votre métier d’éducateur au sein de la JST ?
A. Kinzi : Volontiers. J’ai débuté ma carrière de boxeur à l’âge de 14 ans à la JS Timezrit, cette prestigieuse école qui a enfanté plusieurs champions et qui demeure toujours une pépinière de jeunes talents. Ici, je dois rendre un vibrant hommage à feu Ferhat Yacouben, le précurseur de la boxe à Timezrit.
Concernant mon palmarès, je citerai entre autres, les plus en vue, notamment en 1989 où j’ai été sacré champion d’Algérie (cadets), c’était ma première consécration à l’âge de 16 ans. En 1993, vice-champion d’Algérie seniors et une année après, médaillé d’or en Coupe d’Algérie. En 1997, champion d’Algérie (médaille d’or) et 3e place au championnat du monde militaire. En 1998, j’ai été vice-champion d’Afrique à Alger et médaillé d’or au championnat maghrébin. En 2001, j’ai décroché une médaille d’or au championnat d’Afrique et en 2003, j’ai été classé 5e au championnat du monde. Je compte également deux participations aux Jeux Olympiques, l’une à Sydney et l’autre à Athènes en 2004.
Comme je compte enfin plusieurs titres de champion d’Algérie et de Coupe d’Algérie ainsi que plusieurs participations à des tournois internationaux. En un mot, je suis bel et bien le boxeur le plus titré de la wilaya de Béjaïa.
Si on revenais maintenant à votre rôle d’éducateur au sein de la JST ?
Oui, en 2006, je me suis reconverti à ce métier d’éducateur après une formation à l’INPSTS de Aïn Benian. J’avoue que je m’y plais bien étant toujours dans le milieu de la boxe où je fais de mon mieux pour servir les jeunes de ma localité et leur transmettre mon savoir-faire.
En outre, la section boxe de la JST est composée de trois autres éducateurs : Djamel Ifticène, Massinissa Yacouben (fils de feu Ferhat Yacouben) et Mohamed Benamar. A cela, il faut ajouter le rôle majeur que jouent les dirigeants pour la promotion et la réussite de nos athlètes. En matière de résultats, cette saison on a récolté trois médailles d’or qui sont l’œuvre de Koceila Kinzi, Djoudi Ziani en cadets et Menad Bouamra en juniors.
Pour l’anecdote, des boxeurs de Aïn Azal (Sétif) sont venus à Timezrit en 1994/95 pour apprendre les rudiments de ce sport et aujourd’hui, ils ont quatre boxeurs qui participeront aux Jeux de Pékin. Ceci pour dire que la JST mérite plus d’attention de la part de nos responsables que je fois remercier au passage. Je citerai l’APC de Timezrit, La ligue de Béjaïa et la DJS.
A quand votre jubilé ?
Probablement en septembre prochain. Je saisis cette occasion pour lancer un appel à nos responsables ainsi qu’à d’éventuels sponsors en vue de la réussite de cet événement qui me tient vraiment à cœur. J’en profite également pour remercier la Ligue de boxe de Béjaïa qui a déjà pensé à ce jubilé, ceci sans oublier encore l’APC de Timezrit et la DJS de Béjaïa. Merci enfin à vous.
Propos recueillis par B. Ouari
