Porte-étendard et fierté des Smaïlis

S’il y a bien un « constat » à faire sur la politique du développement du sport à Aït Smaïl, c’est que celui-ci est bien positif et en nette avancée par rapport à d’autres communes ayant un statut similaire. A Aït Smaïl la jeunesse est une préoccupation majeure du P/APC Amari Abderrahmane qui œuvre pour instaurer la tradition de la pratique du sport tous azimuts. Même si cette pratique va en priorité pour le sport-roi, d’autres disciplines ont vu également le jour et sont en voie d’être expérimentée, à l’image du volley-ball qui fait ses débuts et qui selon la LWVB ne se comporte que bien. Il y a également le handball qui a également à son actif quelques années et qui fait également son bonhomme de chemin et parvient à s’exprimer avec des clubs plus huppés et qui ont acquis l’expérience et le niveau encore plus supérieur mais qu’il ne tardera pas à rattraper. Mais parmi toutes les disciplines qui se sont désormais installées dans les mœurs et les pratiques des Aït Smaïlis, c’est le yoseikan budo qui semble pour l’heure prendre de l’avance, et se frayer un chemin que d’aucun ne lui prédestinait. Créé sous la houlette de M. Rebaï Sadek avec la complicité et l’assistance technique de M. Zoutat Achour, ce sport compte en moyenne une soixantaine de pratiquants à l’heure actuelle. Des pratiquants, qui malgré les difficultés qu’ils rencontrent ont voulu dépasser ce statut et se hisser sur les podiums de l’élite. Et c’est en 2004 que ce club s’offre ses premiers podiums et titres nationaux avec Djemadi Abderrazak et Fengal Kahina et une troisième place en cadettes fille par équipes. Des titres plus qu’honorifiques quand on voit toutes les conditions dans lesquelles s’entraîne le Flambeau d’Aït Smaïl, qui pour l’heure occupe un « garage » en attendant l’aménagement de la voûte communale. Son équipe juniors filles vient encore de se distinguer et de s’octroyer lors des championnats d’Algérie du 16 et 17 juin qui se sont déroulé à Bgayet, une deuxième place. C’est dire que l’équipe est en nette évolution et prouve que le flambeau est toujours bien allumé pour peu qu’on s’occupe davantage de ces espoirs d’Aït Smaïl et du sport national.

M. O.