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Des jeunes manifestent sur la RN 5

Encore une fois, les jeunes chômeurs sont descendus dans la rue pour manifester leurs grogne. Cette fois ce sont ceux de la localité d’Ighrem relevant d’Ahnif qui se sont emparés de la RN 5 l’après-midi de ce jeudi 5 juin 2008 pendant deux bonnes heures pour s’y faire entendre par l’ensemble des responsables locaux à qui ils reprochent la façon dont est géré le dossier du recrutement au niveau de l’usine du plâtre. Ainsi, cette fois-ci des doléances déposées restent inhérentes selon nos informations recueillies sur le terrain, en l’absence d’un équilibre parfait en matière de recrutement entre les localités de la commune. Pour les manifestants une seule localité aurait bénéficié de ce recrutement depuis le début du projet, et malheureusement leur localité n’aurait bénéficié d’aucune embauche, et ils crient au déséquilibre, à la manipulation, au favoritisme… Sur ce ils sollicitent des responsables concernés à tous les niveaux de mettre fin à ces procédures et aux agissements qui ne rapportent que ségrégations, lacunes, fissures entre les couches d’une même société, qui elle même est décernée, voire rongée par une multitudes de fléaux socio-économiques dont les résultats ne sont plus à décrire et que le commun des mortels en connaissant les causes jusqu’à l’infiniment petit détail et qui restent liées aux gestions passées dont le moins que l’on puisse dire est qu’elles ne sont pas aussi reluisantes qu’elles apparaissent. Encore une fois, les responsables locaux se sont déplacés sur le terrain pour s’enquérir de la situation et des explications leur ont été données sur les causes des actes outre une plate-forme de revendications additives qui leur est jointe. Les souhaits de la jeunesse restent en premier de mettre fin à ces réflexions assez restrictives en matière de recrutement outre la prise en charge de leurs doléances de façon sérieuses car leurs notions futures dans le cas où leurs promesses ne sont pas tenues c’est de procéder à la fermeture de la fameuse RN 5 les débuts de semaines, à savoir le samedi matin et les fin de celle-ci à savoir le mercredi soir. Enfin il est écœurant de constater ce genre de situations ( la fermeture des routes) qui ne cessent de se renouveler et de se généraliser à travers l’ensemble des localités pour faire aboutir les revendications des chômeurs ou toutes autres couches sociales. Le chômage a atteint des pics alarmants au moment où les pouvoirs publics brillent toujours par leur absence en matière d’une vraie politique de l’emploi capable d’enrayer ce fléau. Reste aux communes à prendre cette lourde charge si elles en ont les moyens. Quant aux grandes entreprise privées, elles aussi ne sont pas aussi bien loties qu’elles apparaissent au regard des difficultés dans lesquelles elles “survivent”. Elles ne peuvent apporter plus qu’elles n’ont en matière de résorption du taux de chômage. Quant aux fameux 400 000 emplois que l’Etat veut créer annuellement par le biais des divers dispositifs mis en place, les jeunes manifestants ont préféré que nous leur parlions de la résolution du recrutement au niveau de cette usine de façon équitable, ce qui reste concret à leurs yeux plutôt que de disserter sur des situations qui leur semblent beaucoup plus… chimériques que concrètes !…

Messaoudi Kaci

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