La crise interne semble secouer le Rassemblement culturel pour la démocratie (RCD) à Tizi-Ouzou. Une crise qui trouve ses racines, faut-il le rappeler, dans la lutte acharnée qui s’est déclarée à la veille des élections législatives entre plusieurs parties parmi les militants du bureau de Tizi Ouzou. Après donc la cascade de démissions qui a vu des poids lourds du RCD claquer la porte, voilà que le parti du Dr Sadi se met à l’ère des suspensions organiques qui soulèvent déjà le courroux des militants. Selon des sources très proches de la structure locale du RCD à Tizi Ouzou, plusieurs membres du Conseil national ont été traduit devant la commission de discipline qui aurait statué sur la levée de la qualité de membres du CN. C’est le cas des deux élus à l’APC d’Agouni Gueghrane, dans la daïra des Ouadhias. Ces derniers auraient été suspendus, pendant longtemps, avant de lever la qualité des membres du Conseil national à l’un d’eux. Nos sources ajoutent que le RCD (Tizi Ouzou) aurait tout simplement demandé aux deux élus de voter contre le déblocage de ladite APC sous prétexte que le MSP fait partie de son exécutif communal. Ce que semble refuser les deux élus qui feraient apparemment les frais de leur bonne foi. D’autres cas sont également signalés, l’illustration nous vient de Draâ El Mizan où un ancien militant aurait été suspendu momentanément pour les mêmes motifs. L’université n’est pas en reste dans ce jeu qui met en scène, semble-t-il, deux parties actrices d’un conflit dans lequel se jouent déjà des équilibres internes où chacun tente, apparemment, de poser ses pions car les prochaines échéances sont déjà dans les têtes. Deux étudiants, connus pour leur engagement en faveur du RCD à l’université auraient été suspendus, reste à savoir si la qualité de membre du CN aurait été levée ou non. Ce qui est pourtant sûr, c’est que la crise qui secoue le RCD à Tizi Ouzou semble avoir toutes les chances de perdurer… Nous y reviendrons.
B. T.