Devant l’exiguïté de la mosquée du centre-ville, qui était une ancienne église durant la période coloniale et transformée en mosquée après l’Indépendance, laquelle est arrivée à un moment, où elle ne répond plus à la demande vu qu’un grand nombre de fidèles font leur prière dehors, la construction d’une nouvelle mosquée est devenue impérative. Prévue à la nouvelle ville pour un coût prévisionnel de 33 millions de dinars, déjà une partie des gros œuvres comprenant le sous-sol, le rez-de-chaussée et le 1e étage, a été réalisée avec un montant global de 10 millions de dinars, avons-nous appris du président de l’association religieuse qui chapeaute l’opération, en l’occurrence Benméziane Belkacem, qui a précisé par ailleurs que les fonds sont provenus des dons publics et une maigre participation de l’Etat de l’ordre de 600 milles dinars.
“Devant l’impérieuse nécessité de désengorger la mosquée du centre-ville, le sous-sol prévu comme école coranique, en attendant que les autres niveaux soient fin prêts, est aménagé en salle de prière contenant 900 places avec un espace isolé pour les femmes. Le coup de starter à été donné ce vendredi, coïncidant avec la prière du vendredi lors d’une inauguration qui a rassemblé des fidèles, des autorités locales et des invités”, abonda notre interlocuteur à qui l’on a demandé comment il pense réunir les 23 millions de dinars pour la continuité des travaux restant à réaliser. Il dira à cet effet : “Nous comptons toujours sur les dons des particuliers mais je tiens aussi à lancer un appel aux autorité locales pour qu’elle nous viennent en aide. Déjà, la wilaya vient de nous accorder une autorisation pour programmer une quête dans toutes les mosquées de la wilaya et une caisse installée à l’entrée de la salle de prière à l’intention des fidèles qui tiennent à garder l’anonymat sur leurs dons”.
Notons que les responsables de cette mosquée ont buté durant le ramadhan passé sur un refus catégorique du maire quand ils lui ont demandé une autorisation pour prier le soir dans cette mosquée en chantier.
L. Beddar
