La Dépêche de Kabylie revendue à 15 dinars

La commune d’Aït yahia Moussa, une des plus pauvres de la wilaya, vit toujours un enclavement sans que les pouvoirs publics ne s’emeuvent. Distante de 20 km de Draâ Ben Khedda et de 17 km de Draâ El Mizan, le chef-lieu est, certes, un passage obligé sur la RN 20. Mais sans plus, auquel y affluent les habitants de nombreux villages eux aussi dépourvus du minimum vital. Ici, les quotidiens d’information acheminés de l’ex-Mirabeau sont revendus à 15 dinars et ne sont disponibles qu’à une certaine heure de la journée. Des lecteurs de La Dépêche de Kabylie, nous ont signalés que la dizaine de titres qui parvient dans cette localité s’arrache dès son arrivage. La distribution de la presse en Kabylie, en raison d’une singulière configuration géographique, reste un vrai casse-tête chinois, et des daïras populeuses telles que Maâtkas, Tigzirt ou encore Ath Yenni ne son desservies que grâce aux initiatives de certains jeunes revendeurs. Le droit à l’information en Kabylie s’effrite dès qu’on bifurque de la RN 12.

Tayeb B.