Site icon La Dépêche de Kabylie

Un jeune de 32 ans enlevé à Ighil Baklane

En effet, à moins d’une semaine de la mise hors d’état de nuire d’un dangereux gangster dans la commune de Mechtras et spécialisé dans les enlèvement en travaillant en connections avec les islamistes armés du GSPC par les éléments de l’ANP stationnés dans la région, voilà qu’un autre kidnapping vient d’avoir lieu ! Ainsi, un jeune homme de 32 ans, répondant aux initiales de B. M et fils d’un commerçant en matériaux de construction, a été enlevé avant-hier à 21h ( la nuit du jeudi au vendredi 13 juin) par un groupe terroriste armé de kalachnikovs et dont le nombre reste indéterminé dans un faux barrage dressé sur un chemin vicinal non loin du hameau d’Ighil Baklane (commune de Maâtkas) et à quelques encablures du sinistre maquis d’Elmaj. La victime a été conduite les yeux bandés vers le chemin de wilaya n°128 probablement pour prendre la direction des maquis avoisinant (Elmaj ou Boumahni). Son véhicule a été abandonné sur les lieux du rapt et récupéré par sa famille. Ce n’est qu’hier, vendredi, que la nouvelle s’est répandue telle une trônée de poudre à travers tout ela région. Le 9e kidnapping rien que dans les deux communes que compte la daïra de Maâtkas. Une autre interminable et insupportable attente s’annonce encore pour les 50 000 habitants de la localité. Il faudrait signaler que le climat de psychose et de terreur n’a jamais quitté les esprits dans cette région très vulnérable sur le plan sécuritaire de par sa proximité avec pas moins de 3 bases arrières des salafistes du GSPC. Pour l’heure, il est impossible de savoir si les ravisseurs sont rentrés en contact avec la famille de la victime. Il est méritoire de signaler que d’habitude les familles victimes de rapt d’un de leur membre observent délibérément un silence de peur de mettre en danger la vie de la victime. Nul n’est en mesure de suivre les tractations.

Nul n’est aussi en mesure de savoir le montant exact des rançons versées dans les précédents kidnappings en contrepartie de la libération des otages.

I. L.

Quitter la version mobile