« Ceux pour lesquels ils ont voté n’ont même pas changé le grillage de l’école en 10 ans »

La Dépêche de Kabylie: Monsieur le président, le comité de village d’Aït Ouatas vous accuse d’exlusion et de haine à leur égard, qu’avez-vous à dire de ces accusations?

M. Ourlis : On nous accuse d’avoir exclu le village Ait Ouatas et de pratiquer une politique de la haine à leur encontre parce qu’ils n’ont pas voté pour nous ; je dirai que me concernant moi et tout ceux qui travaillent avec moi, dès notre entrée à l’APC nous avons enlevé la casquette de parti politique et de politique tout court. Je suis le maire de la commune Imsouhal donc de ses 17 villages, que ce soit FLN, FFS, RCD ou autre tendance politique; je répète que je suis maire de tous les villages et citoyens sans tendance politique prise, je suis venu pour gérer en toute égalité et neutralité. A titre d’exemple, en 1997 quand je suis parti à la fin de mon mandat de P/DEC, j’ai laissé l’école primaire de ce village (Aït Ouatas) clôturée de zimerman et à mon retour en 2007 je l’ai trouvée avec le même grillage ; et ceux pour qui ce village a voté l’ont laissée pendant 10 ans dans le même état. A mon arrivée, j’ai commencé par cette école avec une opération de 240 millions et maintenant l’école Aït Ouatas est devenue je dirai la première de toute la commune Imsouhal. De même que je n’ai jamais refusé quoi que ce soit à ce village et la porte de mon bureau est ouverte chaque jour sans journée de visite, je les reçois à chaque fois qu’ils viennent ici, nous répondons à leurs doléances à chaque fois que nous pouvons. Lors de la fête du Mawlid Ennabawi, nous leur avons donné 50 kgs et 12 caisses de limonade, ils nous ont invité nous nous sommes rendus au village et nous avons festoyé avec les villageois. Donc cette exclusion et haine dont ils parlent nous ne l’avons pas.

Dans leur déclaration, le comité de village fait aussi état de l’extension du puis dont une fiche technique légalisée leur a été remise…

Elle fait partie parmi les 24 PCD (projets communaux de développement) que nous avons inscrits, la commission d’arbitrage n’a retenu que 12 opérations certes elle ne figure pas parmi ces douze projets accordés, mais elle est inscrite. Il nous a été accordé 3 milliards et quelques, et le village a eu sa part à l’instar de tous les autres villages de la commune, on ne peut pas tout donner à un village et laisser les autres. Et il y a des villages qui n’ont rien bénéficié de cette cagnotte, Aït Ouatas a eu les 240 millions pour l’école, nous avons jugé que c’est le projet prioritaire.

Concernant les engagements que j’ai pris durant la campagne électorale, cela ne fait que cinq mois que notre assemblée fonctionne, exactement depuis le 9 janvier seulement. En cinq mois on ne peut honorer les engagements ou autres promesses faite durant la campagne électorale, ce n’est qu’en une ou deux années de fonctionnement que les gens peuvent évaluer notre travail ou nous critiquer mais en 5 ou 6 mois que peut-on faire?

Pour ce qui est de la réalisation d’un caniveau, j’ai envoyé la rétrochargeuse, le tracteur et les ouvriers, je leur ai promis en effet du ciment mais ils ne sont toujours pas revenus, mais mes engagements sont toujours d’actualité et ils peuvent venir quand ils veulent.

Et pour ce qui est du membre du comité que vous auriez fait convoquer par la police?

Pour ce qui est de l’accusation d’avoir porté plainte à la police concernant un des citoyens du village, c’est une fausse accusation ; voilà réellement ce qui s’est passé. Ce bureau doit être considéré, doit être respecté tout comme son occupant, c’est-à-dire le maire, c’est un bureau où il doit y avoir dialogue, où des solutions aux problèmes doivent être trouvées avec respect. Concernant ce bonhomme dont ils parlent, il est venu avec des personnes âgées. Il était le plus jeune, il criait à la face d’un des membres du comité plus âgé que lui, je lui ai demandé de respecter son aîné et sa réponse a été  » tu veux allumer le feu entre nous », je lui ai demandé de se calmer, mais comme il continuait de crier je les ai invités à quitter cette salle, mon bureau, d’ailleurs ce sont ses copains du comité qui l’ont fait sortir d’ici.

Arrivé devant la porte du bureau, il m’a tenu des propos inacceptables, un maire doit être respectable et respecté. Je n’ai pas porté plainte contre lui, c’est lors d’une réunion à la daïra, le lendemain, que le commissaire a remarqué mon état, il m’a demandé qu’est ce qui n’allait pas, je lui raconté et comme je ne connaissais pas le nom de ce membre du comité, je le lui ai donné à mon arrivée à l’APC. Il a été convoqué au commissariat de police, c’est tout. Et certains gens au village ont voulu exploiter ceci contre moi, c’est tout, sinon au village Aït Ouatas, ils sont respectables et ils me respectent.

Propos recueillis par Mhanna Boudinar