Boudée des années durant, la route de Takhoukht est redevenue, ces derniers temps un itinéraire très prisé par les adeptes des routes tranquilles.
Les usagers vers Michelet redécouvrent une route à circulation avec plaisir aisée, sans bouchons ni entraves. Large jusqu’à l’oued El Djemaâ, elle permet aux véhicules d’effectuer des dépassements et des croisements, sans encombres.
Beaucoup de choses ont changé sur cette portion de la RN 30, prolongée par la RN 71 à partir de Beni Yenni.
Le bitume dégradé, ainsi que des conditions de sécurité peu enviables, avaient fait de cette route, un véritable coupe-gorge, qu’on ne fréquentait que contraint et forcé.
La sécurité revenue ces derniers temps a rassuré les usagers lesquels ont recommencé à la fréquenter, de jour, notamment.
De nuit, la circulation y est, cependant, toujours limitée. Depuis que les embouteillages sont devenus fréquents sur la route de Fort National, ainsi que sur le tronçon Oued Aïssi rocade Sud de Tizi Ouzou, les automobilistes ont opté pour cette route nationale, via le raccourci de Taberkoukt (Béni Douala).
Ils lui reconnaissent de nombreux avantages bien que plus longue de quelques kilomètres que celle de Adeni.
La qualité de la chaussée, qui vient d’être bitumée, tout comme la faible pente sont des atouts non négligeables pour qui sait ménager son véhicule.
Michelet par Takhoukht est pour de nombreux usagers la meilleure façon d’éviter l’enfer de Oued Aïssi et les interminables embouteillages de Larbaâ Nath Irathen.
Cependant, le niveau de fréquentation du tronçon allant de Takhoukht à Tizi Ouzou, devrait inciter les pouvoirs publics à penser à l’élargissement de la chaussée. Cette voie qui dessert de nombreuses communes dont les Ouadhias, Beni Yenni, Akbil et Aïn El Hammam devrait être exploitée pour désengorger les autres axes et baisser la tension qui s’exerce sur les autres voies dont les RN 12 et 15.
A. O. T.
