La Dépêche de Kabylie

 » L’Amour est le moteur de la vie…  »

Lors d’un point de presse animé quelques heures avant le concert, à l’hôtel Sofitels, d’Alger, elle a souligné l’importance des échanges culturels entre les deux rives de la Méditerranée, pour permettre à ces deux régions de se découvrir et se connaître davantage. Elle a également mis en exergue la nécessité de métisser les cultures et les religions dans une unité d’amour et de paix. Quant au concert, l’Esméralda de la comédie musicale Notre-Dame de Paris, composée par Richard Cocciante, a précisé qu’il s’agit  » d’un grand évènement pour moi », car, expliquera –t-elle, c’est la première fois que je chante en Algérie et en face de son grand public.

C’est émouvant pour moi « , a-t-elle affirmé.  » En venant ici, en Algérie, j’ai beaucoup d’amour, car l’amour est un moteur pour tout le monde, essentiellement pour les artistes, » a-t-elle répondu à une question relative à une éventuelle réticence de sa part quant au plan sécuritaire du pays.  » Il n’y a aucun souci ici, je ne me sens pas inquiète, d’ailleurs j’ai hâte de découvrir quelques rues d’Alger, » a indiqué Hélène, tout en soulignant que le fait qu’il y ait des gens qui posent  » des bombes  » en Algérie, cela ne signifie nullement que  » les Algériens n’ont pas de cœur « . A une question sur le rôle que peut jouer la chanson pour apaiser les souffrances des peuples, notamment celles des enfants, dont les pays connaissent des conflits, à l’instar de l’Irak, la Palestine ou encore le Soudan, Hélène c’est contenté de dire d’une voix nouée,  » je ne pense pas changer ce monde, mais j’ai l’utopie d’espérer qu’il va changer un jour. Je sais ce qui se passe dans ce monde, je souffre pour les enfants qui tombent sous les bombes. A travers ma musique et mes chansons, je ne représente qu’une goutte dans un océan, j’espère que cette goutte sera utile, » lancera-t-elle avec émotion. Par ailleurs, elle a émis le souhait de revenir en Algérie afin de la découvrir davantage et de consolider de plus en plus des relations non seulement « artistiques » mais « humaines ».

N. Belbachir

Quitter la version mobile