En effet, toute la localité de M’kira a été privée de cet élément essentiel à la vie durant plusieurs années et il a fallu l’arrivée d’une nouvelle équipe à la tête de l’APC en 2005 pour qu’enfin grâce à l’intervention de M. Sellal en personne, le ministre de l’Hydraulique, l’eau a coulé des robinets sans aucun problème jusqu’à ces derniers mois.
« C’est vrai qu’au cours de ces dernières années, depuis l’installation de M. Fahem Med Chérif en 2005 à la tête de l’APC, nous étions très gâtés. Même pendant ces étés, l’eau avait coulé partout sans discontinuité, d’autant plus que sa distribution était entre les mains des comités de villages alors que chaque fuite était signalée immédiatement à l’APC qui intervenait, mais depuis très exactement trois mois, nous vivons le calvaire tout en sachant que notre APC ne peut rien faire seule et nous non plus », nous déclare Si Slimane du village de Bouhadj, qui joint sa voix à celles de tous les habitants de M’kira pour lancer un appel pathétique au premier magistrat de la wilaya pour intervenir au plus vite.
Au demeurant, interrogé sur cette opportunité qui leur est offerte de nouveau, les conducteurs des tracteurs-citernes ne sont pas de cet avis.
« Nous souffrons plus que les autres car ce n’est pas de gaieté de cœur que nous faisons ces va-et-vient avec tous les risques que nous encourons à chaque voyage alors que nous avons d’autres chats à fouetter.
Nous venons en appoint à l’APC qui ne peut pas satisfaire tout le monde avec un camion-citerne mais nous souhaitons et nous appelons les autorités supérieures à intervenir au plus vite pour rétablir le réseau de distribution de la chaîne de Sidi Ali Bounab », conclut le jeune Moussa.
Pour sa part, le second vice-président de l’APC, en l’occurrence M. Hacène Nekkache, chargé du Service social, connu pour son dynamisme et surtout pour son optimisme, ne cache pas une évolution heureuse dans les prochains jours.
« Nous avons pu régler ce problème en 2005 grâce à la collaboration du ministère de l’Hydraulique, de l’Intérieur, de la wilaya, donc nous essaierons de suivre le même processus car en fait les réparations de la conduite principale venant de Tadmaït en traversant Sidi Ali Bounab nécessitent la présence des unités de l’ANP par mesure de sécurité », déclare notre interlocuteur ajoutant l’urgence d’installer une antenne ADE (Algérienne des eaux) à M’kira ou à Tizi Ghennif pour toutes les interventions.
Par ailleurs, il faut attendre la réalisation de la conduite AEP venant de Draâ El Mizan par Tizi Ghennif, alimentée par le barrage de Koudiat pour espérer ne plus entendre parler du problème d’eau. « C’est sûr qu’avec le temps, le problème d’eau sera résolu comme c’est le cas avec le téléphone, l’Internet, l’électricité, les routes mais pour l’eau c’est une question de jours car sans elle on ne peut pas vivre », nous répond ce citoyen qui tient deux jerricans dans ses mains.
EssaÏd N’Aït Kaci
