La Dépêche de Kabylie

Les voyageurs bloqués aux stations

Le secteur du transport va, pour le moins qu’on puisse dire, très mal à Aïn El Hammam. Il ne se passe pas une semaine sans qu’on entende parler des problèmes liés à la corporation. Même si les raisons invoquées par les uns et les autres sont nombreuses, il semble s’en dégager au moins une qui les met tous d’accord.

Ayant pris place aux points stratégiques de la ville depuis longtemps, ils ne veulent en être délocalisés sous aucun prétexte.

Ainsi, après la grève des taxis, jeudi dernier, et les fourgons d’Iferhounène pour le même motif, un mois auparavant, les transporteurs d’Ath Menguellet refusent à leur tour de se déplacer de la place vers le lieu dit « Si Larabi ».

Pour cela, ils ont décidé d’opérer un débrayage lundi matin mais sans en informer au préalable leur clientèle.

De ce fait, les usagers ont été surpris de ne pas les voir assurer la navette vers la ville et vice-versa.

Les points de départ sont restés submergés de voyageurs qui se demandaient la raison de cette absence des transporteurs.

Les chauffeurs avaient en réalité décidé d’un arrêt de travail en signe de protestation contre la délocalisation de leur station. Aux explications de l’APC qui veut réglementer la circulation afin de la rendre plus fluide, ils rétorquent que le nouvel arrêt n’a pas suffisamment d’espace et que pris dans un embouteillage à cet endroit, il leur sera difficile de sortir de la ville. L’un d’eux propose tout de même la solution de permettre aux véhicules de transport d’emprunter la rue à contresens, ce qui est peu- être une solution de facilité, mais un « non sens » tout de même.

Par cette action, les transporteurs viennent de démontrer encore une fois qu’ils pourraient perturber la vie quotidienne des citoyens s’ils venaient à cesser de travailler.

Les rues de Michelet sont exiguës et l’application d’un nouveau plan de circulation ne peut se faire sans des mécontentements. L’administration ne doit s’embarrasser ni de sentiments ni d’amitiés dans l’intérêt de tous. Si la loi est appliquée à tous sans exclusive les commerçants, les automobilistes ou les simples citoyens s’y soumettront sans rechigner.

A. O. T.

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