Journée sur l’emploi des jeunes

Etaient présents lors de cette rencontre initiée par le bureau de conseils et d’orientations des jeunes, les représentants des trois organismes qui sont l’ANSEJ, l’ANGEM et la CNAC. Tout au long des interventions et prises de parole, des explications et des éléments de réponse ont été apportés par chacun des représentants. « Si la vocation de ces trois dispositifs reste la création des emplois, les catégories d’âges des promoteurs auxquels sont destinés les projets, les montants des investissements et leur mode de financement différent d’un organisme à un autre. Le dispositif ANSEJ vise essentiellement à créer des micro-entreprises qui devront générer des postes d’emploi, son montant d’investissement varie entre 1 million et 10 millions de dinars » dira le représentant de l’ANSEJ. Pour sa part, monsieur Daoud de la CNAC est revenu, lui dans les détails sur le rôle et les objectifs assignés à la Caisse nationale d’assurance chômage qui s’intéresse pratiquement aux chômeurs âgés de 35 à 50 ans. « Le dispositif CNAC s’adresse aux chômeurs âgés de 35 à 50 ans, possédant une qualification professionnelle ou un savoir-faire dans le domaine de l’activité envisagée, nos projets, dont le coût global est de 5 millions de DA présentent des avantages fiscaux et bancaires. La CNAC assure un accompagnement personnalisé et une assistance jusqu’à la réalisation du projet d’un promoteur » a expliqué Mr Daoud. Quant à monsieur Rezki, le directeur de l’ANGEM, dont le dispositif existait déjà depuis 1999. « La formule microcrédit a pour principal objectif la création de pôles d’activité à caractère individuel ayant pour but la promotion des métiers déjà existants, parfois traditionnels. Pour l’ANGEM, le facteur âge n’est pas une exigence et il ne pose nullement problème, de ce fait, les retraités à bas salaire, les différentes catégories de chômeurs et les femmes au foyer sont impliqués et peuvent ainsi bénéficier du microcrédit dont le financement varie entre 50000 DA à 400 000 DA. Toutefois, un savoir-faire dans l’activité projetée et un apport personnel sont à la fois exigés. L’ANGEM assure aussi des crédits remboursables sur 15 mois aux femmes au foyer et garantit un suivi rigoureux des activités des différents ateliers sur le terrain. Alors n’hésitez surtout pas à prendre attache avec nos représentations au niveau des dairas ». Juste après l’intervention des différents représentants de ces organismes, le débat s’est ouvert sur les questions du public. Un intervenant s’est intéressé aux blocages des certains projets, comme le transport ainsi que la lenteur et parfois le refus des banques de certains dossiers. Le représentant de l’ANSEJ affirme que les banques ne financent plus certains projets comme le transport, à condition que le promoteur arrive à décrocher une ligne, il a surtout insisté surs la nécessité de séduire la banque et cela en présentant un projet crédible et rentable. Notons qu’au bout de quelques interventions du public présent, le débat s’est interrompu, et ce, vu le climat électrique qui s’est installé ainsi que la mauvaise tournure qu’allait prendre la rencontre.

Djamel. M