Une cité dont les constructions étaient à peine ébauchées mais bien et clairement tracées. Les habitants construiront alors avec leurs maigres moyens leurs demeures, et les équipement tout aussi à leurs frais de gaz et d’électricité et les alimenteront en eau. Les demeures étaient alors conçues pour presque la totalité sur la base d’un même plan. Les enfants venant au monde majoritairement nombreux, l’exiguïté se faisant sentir, ce fut alors l’extension de ces habitats par leurs propriétaires, une extension selon les moyens, donc précaire. L’exiguïte deviendra encore plus insupportable dans les maisons quand les enfants devenus jeunes se marieront. D’un autre côté, l’exode rurale se fera en masse et accélérée vers cette cité, et nombre de maisons seront implantées, déformant l’esthétique du lieu et la transformant en bidonville hideux et accablant dont les « allées-accès » se réduiront de plus en plus, générant une gênante étroitesse. Des comités se créeront pour réclamer des autorités locales le relogement dans des logements décents des habitant de GMS. En 1999/2000, sur insistances et persévérance de son comité d’alors, et comme couronnement de la lutte acharnée et incessante que ce comité livrait auprès des autorités aussi bien locales que wilayales pour la reconstruction de leurs cité et le relogement de sa population, un projet de 176 logements LSP (aidés) a été décroché dans le cade du programme de la résorption de l’habitat précaire pour la cité GMS. Un projet dont l’exécution était décidée en tranches. la première tranche a été réalisée sur un ensemble de 48 logements semi-finis. Les travaux seront arrêtés ensuite assez longtemps et le projet sera même annulé croyait-on savoir. Des 48 logements, 18 ont été réformés par le CTC et dans l’attente du jugement de la justice, le restant des 48, bien qu’habités, sont à ce jour dépourvus d’eau, d’électricité et de gaz, suscitant de ce fait le calvaire de leurs habitants. De plus, exiguës à l’extrême, une exiguïté serait générée, tel que le déclarait ouvertement et publiquement le représentant du comité actuel des GMS au wali lors de sa visite du mardi 24 juin au lieu même et à la ville d’Akbou, par la forte réduction de la superficie de ces logements définitivement. Quant aux blocs reformés, les 18 habités malgré leur danger, le wali et le P/APW qui l’accompagnait étaient fort touchés par cette situation. Il en est de même pour un habitant, Yettou Ali, père de plusieurs enfants, dont la maison de fortune qu’il occupe se réduit à une chambrette minuscule et une cuisinette. « Le tout suspendu dans le vide » suite à de forts glissements de terrain. Cette famille vit l’effroi à chaque intempérie, dans la constante attente et la peur de l’effondrement. Le wali, le chef de daïra et le P/APW ont constaté de visu l’état de ce lieu ce mardi 24 juin et l’espoir de sortir de ce cauchemar est accordé par ces officiels. Par ailleurs, le terrain qui portait naguère les bureaux des services des forêts et leurs appartements, démolis après leurs transfert avoisinant, sera, tel qu’annoncé par le wali et le P/APW, réaffecté à la construction du projet GMS 150 logements. Il portera aussi, tel que dit par le P/APC d’Akbou, 18 chalets pour les occupants des 18 logements réformés. Le chef de daïra a expliqué dans la salle des délibérations de la mairie lors de la rencontre avec la société civile et le wali, le mardi, ce qui a été fait pour GMS. En l’occurrence, préparer et transmettre un arrêté imminent, désigner un bureau d’études, trouver l’assiette de terrain (ce qui vient d’être accompli, rappelons-le) et l’achat des baraques, qui se fera incessamment, expliquera le P/APC. Celui-ci ajoutait qu’un délai de réalisation est fixé. Par ailleurs, l’ouverture de plis par l’OPGI est confirmée. « Il faut obliger l’entreprise à s’installer », disait le wali. Ce dernier s’est montré fort indigné à propos des 18 logements. « L’affaire est en cours en justice. J’ai beaucoup de respect pour la justice et ceux qui sont chargés de l’appliquer. C’est avec la plus grande fermeté que je condamne, d’abord moralement, et j’espère des sanctions exemplaires— ceux qui ont construit, contrôlé et suivi ces logements. Un véritable crime—j’espère que la justice activera ce dossier », disait-il à l’assistance.
Taos Yettou
