La Dépêche de Kabylie

Casser la barrière des statuts pour le système LMD

Le 10e Forum des services paramédicaux organisé par la société algérienne de paramédicaux, SAPM à l’université A. Mira de Béjaïa est arrivé à son terme jeudi après deux jours de riches débats. Parmi les différents thème débattus, lors de ces deux journées, il y a celui des systèmes LMD dans la formation paramédicale que le doyen de l’université de Béjaïa, Djoudi Merabet a développé pour expliquer qu’il s’agit d’un dispositif fortement adaptable avec le monde professionnel.

Il s’agit aussi pour l’orateur d’un projet d’urgence et un besoin des nouvelles technologies pour résoudre quelques équations restées jusque-là sans solution. Concernant le domaine paramédical, l’université de Béjaïa, dira le locuteur, a introduit dans son projet d’intégration du dispositif LMD, quatre spécialités paramédicales, à savoir la pharmacie, la kiné, la podologie et la diététique.

Les paramédicaux qui s’interrogent quand sera mis en application ce système ont eu la réponse de la représentante du ministère de la Santé à savoir que la « décision politique est prise, restent les modalités techniques et administrations.  »

De son côté, Dr. Mansouri, directeur du CHU de Tizi-Ouzou, a abordé le système et la séparation des fonctions pour arriver à la possibilité d’évaluation en Algérie avec au passage les différentes phases de mutation, à commencer par l’ère de la gratuité jusqu’aux nouvelles réformes hospitalières ayant donné une réorganisation de la santé. Mansouri a axé son intervention sur la mise en œuvre de la contractualisation avec le concours d’autres partenaires, notamment la CNAS, les assurances économiques et le mouvement associatif pour atteindre les objectifs recherchés comme l’amélioration des prestations de soins, de régulation et de concurrence.

Le médecin-directeur a souligné en outre que les nouvelles mesures de mise à niveau du sytème de santé ont prôné l’unificationt des tarifs de soins pour les deux secteurs public et privé. Dans la foulée, il a été débattu le rôle du paramédical dans la société et aussi le code de déontologie à adapter pour cette profession afin de lui assurer des garde-fous. Voulant cependant mettre un trait d’union entre science et société, d’autres thèmes ont traité du civisme et de l’environnement dans la sphère hospitalière.

Le nouveau statut particulier était, à vrai dire, une occasion pour les paramédicaux venus des quatre coins du pays d’exprimer leurs préocupations quotidiennes à l’image du manque d’effectif et la définition des tâches.

A cet effet, le président de la SAPM, Mustapha Cherif, dira qu’il est temps de « connaître la véritable place du paramédical, de son rôle capital joué pour la bonne prise en charge du malade.  » Le premier responsable de la localité estime que le système LMD est « une chance pour donner un second souffle à la profession paramédicale, plaque tournante dans la promotion de la santé des citoyens. « 

Nadir Taouti

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