n L’élection présidentielle en Iran continuera encore à susciter commentaires et analyses. Les premières réactions sont étonnantes et déroutantes. Ainsi la victoire du maire de Téhéran sur Rafsandjani est qualifiée de retour au conservatisme et à la ligne dure en Iran. Mais à vrai dire, les Iraniens avaient-ils le choix entre lui et l’autre ? Est bien malin celui qui nous expliquera en quoi le premier serait plus conservateur que le deuxième ou l’inverse. Dans un pays où les libertés sont étouffées, où les femmes sont des sous-citoyennes, et où les pasdarans font la loi, quel choix a-t-on entre deux candidats qui assument ces options avec quelques nuances sur la couleur du foulard ou la taille de la barbe ? Et puis comment peut-on analyser un Etat théocrate avec des canons démocratiques ? L’Iran n’élit pas un président sur la base d’un programme, mais un homme de religion sur la base de sa doctrine.
Ouziri