Les lauréats du BEM, des laissés-pour-compte

En dehors de la reconnaissance de leur famille et de leurs proches qui viennent féliciter, comme le veut la tradition les « dégourdis », l’école et les autorités elles aussi se montrent parfois prévenantes en ces circonstances.

Pour exprimer leur fierté et encourager les enfants de la commune à plus d’efforts, les APC félicitent les lauréats, en grande pompe même si c’est par des cadeaux symboliques. La Fête de la jeunesse a été l’occasion rêvée pour réunir les admis à l’examen de sixième.

Accompagnés de leurs parents, trois élèves par école, ont d’abord fait un détour par le monument aux morts (?) avant de rejoindre la salle de délibérations de la mairie pour la cérémonie de distribution de cadeaux. « La décision équitable serait d’honorer ceux qui ont obtenu les meilleures moyennes quitte à ce qu’ils soient issus d’un même établissement », affirme un père dont le fils n’a pas été retenu bien qu’il ait obtenu une bonne moyenne. Toujours est-il, le fait d’avoir fait un geste en direction de ces petits, mérite d’être souligné. Cependant pour que la fête soit totale, il aurait fallu penser à d’être souligné. Cependant pour que la fête soit totale, il aurait fallu penser à une autre catégorie d’admis qui avaient espéré, eux aussi, être cités. Les lauréats du BEM des deux CEM qui sont admis dans l’indifférence se sentent frustrés que personne n’ait pensé à faire un geste à leur endroit. Ce sont des adolescents qu’un rien peut affecter. Ils espèrent seulement que « cet oubli » pour certains, ou « indifférence » pour d’autres, de la part de leurs collèges, de leur commune et des villages n’est que temporaire. On peut toujours dépasser les impératifs de budget lorsqu’il s’agit de faire plaisir aux enfants. Pour se rattraper, les occasions ne manquent pas. Ils feront peut-être partie de la fête qui ne manquera pas d’être organisée pour les bacheliers. A moins que l’on pense que les grands ne sont pas sensibles aux honneurs.

A. O. T.