Les avocats incriminent la force du séisme

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C’est ce qu’a déclaré en substance, hier, le juge Nouisser Nacer, avant le début de la première audience consacrée au procès en appel relatif au séisme de Boumerdès.

Relevant maintenant de la cour pénale du chef-lieu de wilaya, après un pourvoi en accusation, les assises concernant la dite affaire se tiennent cette fois-ci encore à la salle se l’ex-INH de l’université locale d’M’hand Bougara.

L’instance, judiciaire en question a appelé hier tout d’abord à la barre l’expert Ahmed Berrara, membre de la commission ministérielle qui est intervenue au lendemain du cataclysme pour en situer les responsabilités.

Résumant le contenue d’une enquête menée dans cette optique, Ahmed Berrara a noté que les effets du séisme d’il y a cinq ans sont principalement dus à la violence de la secousse avec une magnitude de 6,8 sur l’échelle ouverte de Richter. Mais la part de responsabilité humaine quant aux pertes et dégâts induits ne peut-être exclue, a-t-il renchéri. L’expert s’appuie sur les échantillons effectués qui ont donné, à ses dires, après analyse dans un labo, des résultats probants à hauteur de 70%. L’avocat Sahraoui réputé dans cette région pour ses connaissances en matière de constructions immobilière s’interroge, là-dessus sur la possibilité de déterminer la présence du carbone qui érode le fer et le ciment lors de l’opération de carottage du béton armé pris comme échantillon. Intervenant à son tour, maître Brahimi a implicitement incriminé les services qui avaient donné l’instruction d’appliquer le R.P.A de 1999, dans la réalisation des projets immobiliers. “Les terribles effets du séisme sont dus à ce règlement parasismique”, a-t-il asséné. Le juge appelle, ensuite à la barre le premier prévenu, Henni Adda Kamel, ex-DG de l’OPGI de Boumerdès. Interrogé sur le projet immobilier de 80 unités à Zemmouri, l’ex-DG a expliqué qu’il a, pour ce chantier, comme tant d’autres travaillé en collaboration avec les services de la wilaya, notamment le C.T.C. Le projet de 80 logements de l’ex-Courbet a été pratiquement effondré suite au séisme.

Il a été confié, selon les explication du responsable précité à trois entreprises. Henni Adda Kamel a ajouté qu’en tant que diplômé en sociologie, sa mission consistait à gérer les fonds publics. Mais “j’étais entouré d’un staff ayant les compétences dans le domaine de la promotion immobilière,” a-t-il encore expliqué. Le chargé de suivi des projets de l’OPGI, Smati Hacène a donné lui cette indication : Nos services n’ont détecté aucune irrégularité, avant le cataclysme, au niveau du site des 80 logements de Zemmouri. Interrogé en fin d’après-midi, Benghanem-ancien cadre du CTC- a dit que sa mission consistait à donner des instructions et orientations aux entrepreneurs après chaque contrôle des différents chanteurs. Bien qu’il soit accusé et condamné- lors du premier procès du séisme à deux ans de prison- Benghanem aurait été promu récemment au grade de DG du CTC, pour la région centre. D’autres audiences sont prévues dans les jours suivants.

Salim Haddou

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