Les routes dans de piteux états

Béni Maouche est une daïra comprenant une seule commune dont le chef-lieu est la ville de Trouna.

C’est une commune située à la limite de la wilaya de Béjaïa avec la wilaya de Sétif, d’un territoire géographique vaste et qui a le plus de villages au niveau de la wilaya de Béjaïa, 28 au total dispersés sur tout le territoire et la plupart implantés sur des terrains accidenté dont l’état des routes qui les desservent- quand ce ne sont pas des pistes- laissent à désirer.

Pour le moins que l’on puisse dire, hormis la RN 74 qui la traverse de bout en bout, c’est-à-dire de l’Ouest à l’Est et qui est aménagé en bitume de genre tapis, les routes secondaires sont dans des états piteux, saturées de crevasses, nids-de- poules dont certaines frisent carrément l’impraticable. La plus longue et la plus illustre demeure incontestablement le CW 35, prenant racine à la limite de la commune de Béni Maouche avec celle d’Amalou, traverse les localités de Tizeghth, le chefs lieu ( Trouna), Aït Adjissa, Thala N’tsinzar et Aït Boudjellal pour ne s’arrêter qu’à la limite du territoire de la commune avec Aït Mouhali, une commune relevant de la wilaya de Sétif.

Selon Amirat Mourad élu APC, membre de l’opposition, c’est une route qui nécessite une prise en charge immédiate par la dotation d’un projet de revêtement en bitume.  » Cette route, la plus longue de la commune, traverse beaucoup de villages et nécessite un aménagement digne de ce nom et qui puisse sortir de l’ornière les automobilistes, notamment ceux qui la fréquente matin et soir et dont le matériel s’use vite », dira-t-il.

En attendant, les véhicules soulèvent au passage des nuages de poussières qui obligent les passagers à fermer les fenêtres malgré les chaleurs torrides de l’été comme tous d’ailleurs les riverains qui ferment aussi portes et fenêtres malgré les fournaises de la saison estivale.

L. Beddar