Soixante-douze pour cent (72%) d’admis font de ce lycée l’un des meilleurs de la wilaya de Tizi Ouzou. La deuxième place, ainsi obtenue vaut la médaille d’or si l’on se réfère aux difficiles conditions (climatiques, éloignement et autres) dans lesquelles se débattent les établissements scolaires de montagne.
Là où l’on attendait des lycées plus connus c’est celui d’Iferhounène qui émerge pour faire sortir de l’anonymat toute une daïra dont on ne parle que lors des intempéries. La directrice des études, Mme Ghenima Boudriet, que nous avons rencontrée le lendemain de la promulgation des résultats, était aux anges. Elle ne cessait de mettre en relief le travail soutenu de l’équipe pédagogique que « j’ai l’honneur de coiffer et qui mérite aujourd’hui toute notre considération ».
Dans la foulée, elle ajoute que « bien que certains aient essayé de nous saper le moral, nous avons tenu bon et les résultats affichés nous confortent dans nos choix ». Il faut reconnaître que ni la situation géographique ni les mentalités de ceux qui n’admettent pas qu’une femme dirige un lycée ne militent pour de tels résultats.
Cependant, avec la volonté des élèves issus d’une région où les études ont toujours été la première préoccupation, conjuguée au travail réalisé par l’encadrement, les difficultés ont été aplanies.
« Lorsque je regarde ces adolescents heureux devant le tableau d’affichage, je ne pense qu’à aller de l’avant pour des résultats meilleurs encore », conclut la directrice. A Aïn El Hammam, la tendance est en général, à la satisfaction eu égard aux progrès réalisés par les deux établissement du secondaire de la ville. Ainsi, le lycée Mustapha Ben Boulaïd, sort avec brio des dernières places qu’il occupait ces dernières années et auxquelles il commençait à s’habituer. Le score de près de soixante-cinq pour cent (65%) de réussite cette année en dit long sur les changements qui s’y sont opérés. Et c’est tant mieux pour les élèves et leurs parents qui voient là la fin du temps des vaches maigres.
Le lycée de jeunes filles quant à lui, bien qu’en dessous de la moyenne nationale, n’en a pas moins commencé à opérer sa mue en réalisant un « quarante-quatre pour cent » (44%) de loin meilleur que le « trente-trois pour cent » (33%) de l’an dernier.
Nous n’insisterons jamais assez sur ceux dont on parle peu lorsque les résultats sont satisfaisants. Pourtant, le travail harassant, les fiches, les corrections et les angoisses des classes surchargées, ce sont les professeurs qui les supportent. Ils méritent un coup de chapeau car la réussite est aussi la leur.
A. O. T.
