La cour de Bouira a rendu, tard dans la journée d’avant-hier, son verdict en condamnant les accusés M. A., B. M., A. O., D. M. à la réclusion à perpétuité, tandis qu’elle a acquitté trois autres inculpés en l’occurrence, O. S., K. F., B. M. Pour rappel, les sept accusés, parmi les 36 inculpés dont 29 se trouvent toujours en fuite, comparaissaient devant la cour pour les chefs d’inculpation de « constitution d’un groupe terroriste, détention d’armes de guerre, vols à main armée, meurtre avec préméditation et tentative de meurtre. » Après avoir entendu les sept prévenus, le procureur de la République a requis la peine capitale contre eux.
L’affaire concernant le dénommé O. S., remonte au 19 novembre 2003, date à laquelle la police avait établi un rapport d’enquête au lendemain de sa reddition. L’accusé s’était livré aux autorités trois jours après le décès de son père. Emmené au maquis par son père alors qu’il était encore mineur, O. S., s’était entraîné durant trois mois au maniement des armes avant qu’il ne se spécialise dans les faux barrages. L’accusé a avoué, au cours du procès, qu’il avait assassiné un garde communal dans un restaurant à Bechloul. En plus de son rôle de sentinelle au maquis, il a déclaré avoir participé à un accrochage qui opposait les terroristes aux forces de sécurité en mars 2003 et a également pris part à une tentative d’assassinat à Zriba, dans la commune d’El Kseur.
Le dénommé M. A., qui avait rejoint katibat El Forkane puis celle d’El Houda en 94, a, quant à lui, avoué avoir assassiné deux policiers à M’chedallah durant le mois de ramadhan dernier. Ce terroriste considéré comme l’un des éléments les plus dangereux, avait été capturé dans un café à Tizi Ouzou. B. M., condamné également à la perpétuité, avait, lui, rejoint katibat El Ghoraba depuis cinq ans avant d’être arrêté par les forces de sécurité en 2005 à Bouira. L’autre prévenu A. O., condamné lui aussi à la prison à perpétuité, a déclaré devant la cour avoir participé à plusieurs vols dans des domiciles et connaissait l’accusé O. S. Ce terroriste qui faisait partie des éléments de Hassan Hatab, ex-émir du GIA abattu par les forces de sécurité à Boufarik, a été blessé à la jambe lors d’une explosion. Après sa paralysie partielle, il s’était spécialisé dans la surveillance des casemates. Il avait passé 7 ans au maquis avant d’être capturé. D. M., le quatrième accusé et qui avait rejoint le maquis en 94, a écopé de la peine de prison à perpétuité.
Anzar O.
