» Mettre le système judiciaire en conformité avec les standards internationaux  »

Après maintenant deux ans de sa création, le Centre de recherche juridique et judiciaire (CRJJ) n’a pu être opérationnel que depuis six mois, ceci est lié aux difficultés d’ordre matériel. C’est du moins ce qui ressort de la conférence-débat animée hier, au centre de presse d’El Moudjahid, par Abdesslam Dib, directeur général du Centre juridique et judiciaire relevant du ministère de la Justice et président de chambre à la Cour suprême.

La création du CRJJ, d’après M. Dib, a pour objectif de  » mettre en conformité notre système judiciaire avec les standards internationaux. Le rôle du CRJJ va au-delà de la consultation et des conseils, car ces derniers ne sont que des aspects des activités qu’effectue le CRJJ « , a-t-il affirmé, tout en ajoutant « nous ferons appel aux étrangers, tant que ce sera utile, car nous ne trouvons aucun mal à nous inspirer de leur expérience « .

Dans le même sillage, le conférencier a indiqué que le CRJJ constitue un instrument d’aide à la décision du juge, et un espace de rencontres entre les praticiens du droit et les universitaires. Le CRJJ est toujour, selon l’orateur, aussi un instrument d’amélioration de qualité de l’administration de la justice et d’aide économique. Il dira, également: « Durant six mois, nous avons constitué dix groupes, l’un des groupes a commencé à travailler sur le thème de la cyber-criminalité. Ce groupe vise à la protection des données individuelles, à la répression de certaines infractions qui ont un lien avec la cyber-criminalité ». Il a tenu à préciser que la réforme de la justice a été pensée autour de quatre thèmes majeurs, à savoir : le volet normatif qui constitue en sa mise en conformité avec la Constitution et la mise à niveau du dispositif juridique national avec les standards internationaux.

Le deuxième thème concerne le volet de la gestion des ressources humaines. Quant aux autres thèmes, ils concernent le volet de la modernisation et le volet pénitentiaire. Ce dernier, selon la même source, vise à l’humanisation des établissements pénitentiaires.

Pour sa part, Aimene Laziz, directeur d’études au ministère de la Justice a confirmé que « le Centre de recherche juridique et judiciaire compte dix magistrats et nous avons déjà obtenu une subvention suffisante. Chacun dans sa spécialité car il n’y aura plus des magistrats généralistes mais des magistrats spécialistes », a-t-il ajouté.

L. O.