D’ici 2009, la Gendarmerie nationale réinvestira toute la région, un plan de redéploiement est d’ailleurs cogité à cet effet, où chaque commune sera dotée d’une brigade de gendarmerie. Ce projet mis en œuvre, a déjà été rendu public par le colonel Benazouz, commandant du groupement de la wilaya de Tizi-Ouzou. De leur côté, les services de la Police nationale mettent le paquet afin d’assurer pour les 67 communes de la wilaya une sûreté urbaine.
Il faut rappeler que depuis les évènements du Printemps noir en 2001, pas moins de 14 brigades de gendarmerie ont été délocalisées, pour certaines, non seulement il s’agit de l’absence des éléments de ce corps, mais même les sièges de cette institution ont été néantisés, l’exemple le plus illustratif pour cela se voit à Azazga. Depuis, la région est livrée à elle-même avec le lot de dépassements enregistrés chaque jour et une évolution exponentielle du phénomène de délinquance et du banditisme, rendant l’action terroriste possible à toute heure et en tout lieu. La situation sécuritaire dans la région a subi une terrible érosion, à telle enseigne que les terroristes ont fait de cette localité leur zone de repli en multipliant leurs opérations, si ce n’étaient les coups durs portés régulièrement par les forces de l’ANP. L’autre segment très actif à Tizi-Ouzou, reste le banditisme, qui a imposé son dictat surtout au chef-lieu de wilaya, devenue par la force des choses, une véritable plaque tournante pour les fléaux ravageurs qui guettent et gagnent des pans entiers de la jeunesse de la région. La commercialisation à grande échelle des stupéfiants, la prolifération des lieux de débauche et débits de boissons alcoolisées non réglementés et clandestins, tout cela a « bourgeonné » contre le gré des populations locales, prises en otages, et impuissantes devant cette situation de non-Etat, qui caractérise la région. C’est d’ailleurs, de ces citoyens, que sont venus les premiers cris d’alerte contre cette décadence effrénée qui a envahi la région. Des pétitions, des mouvements de protestation, des délégations ont été mis en branle afin d’attirer l’attention des pouvoirs publics et des autorités. La demande des citoyens concerne le retour de la gendarmerie dans les localités abandonnées par ce corps, comme aussi il est revendiqué un redéploiement effectif de ce corps et de celui de la police, afin d’atténuer ce record « réussi » en criminalité par la région. D’ici la fin de l’année 2008, toutes les précautions sont déjà prises et les prévisions faites donnent une couverture sécuritaire totale des 67 communes de la wilaya, condition sine qua non à toute amorce de développement, a fortiori le wali de Tizi-Ouzou, d’un commun accord avec le ministre de l’Intérieur, a arrêté le principe d’un plan spécial de relance économique pour 66 communes de la wilaya de Tizi-Ouzou
Khaled Zahem
