A leur 8ème jour de la grève de la faim illimitée, les enseignants contractuels affiliés au Syndicat national autonome des personnels de l’administration publique (Snapap) se sont déclarés déterminés à continuer leur combat afin d’arracher leurs droits, et ce malgré que leur vie sont en danger. Une dizaine d’enseignants contractuels venu de différentes wilayas, à savoir : Alger, Tizi-Ouzou, Boumerdes, Blida, et Tipaza ont rejoint hier le siége du Snapap où les grévistes ont observé leur grève. L’état de santé des 30 grévistes se détériore de plus en plus. Neuf enseignantes sont dans un état très critique car elles n’arrivent même pas à se mettre debout. Mme Nacéra Ghozlane, secrétaire générale du Syndicat national autonome des professionnels de l’administration publique (Snapap), qui est elle aussi en grève de la faim illimitée par solidarité nous a déclaré que » quatre femmes ont eu une hypoglycémie, deux autres femmes, ainsi que deux hommes souffrent d’une baisse de tension artérielle « . Et d’ajouter que » les grévistes tiennent pour responsable de leur état de santé le ministre de l’Education nationale « .
La secrétaire générale du Snapap a déploré le fait que » le ministère de l’Education nationale qui continue à faire la sourde oreille quant à nos doléances, n’a même pas pris la peine d’envoyer la commission de santé de son département pour s’enquérir de l’état de santé des grévistes « . Elle a par ailleurs souligné que chaque lundi les enseignants contractuels observent des sit-in devant les directions de l’Education nationale à travers toutes les wilayas. » Les 40 grévistes vont se sacrifier jusqu’au dernier souffle pour l’intégration des 45 000 enseignants contractuels activant à travers le territoire national « , a-t-elle ajouté. Pour sa part, une autre gréviste venu de la wilaya de Annaba a indiqué que » nous voulons à travers cette grève exprimer notre ras le bol de la » hogra » « , tout en précisant qu’ils sont déterminés à poursuivre leur lutte même si cela leur coûtera la vie. Meriem Marouf, chargée de communication du Conseil national des enseignants contractuels (CNEC), a tenu à préciser qu’ » après une semaine de la grève de la faim illimitée, la tutelle et les pouvoirs publics continuent à faire la sourde oreille vis-à-vis nos revendications ; seules les organisations syndicales autonomes (Cla, Cnapest, Satef…), les ONG internationales et des formations politiques nationales, ont tenu à exprimer leur soutient à la lutte des grévistes ». Elle dira également que le président de la Ligue algérienne de la défense des droits de l’homme (LADDH), M Hocine Zahwane, qui c’est déplacé sur les lieux a exprimé son soutien au combat que mènent les grévistes, en ajoutant que le président de (LADDH) leur a indiqué que leur revendications sont légitimes et le recours à la grève de la faim constitue pour eux le seul moyen pour arracher leurs droits. » M. Zahwane a adressé une lettre au ministre de l’Education nationale, le sollicitant à se pencher sur les problèmes de cette frange, car leurs doléances sont légitimes « , a-t-elle ajouté. Les membres de CNEC ont noté l’installation d’une commission nationale de soutien ; ce qui aide psychologiquement à poursuivre le mouvement de grève de la faim.
Lemya Ouchenir
