La Dépêche de Kabylie

Sit-in devant le ministère de l’Education nationale le 30 juillet

« Les pouvoirs publics persistent toujours dans le silence alors que les 30 enseignants contractuels sont en danger de mort, 4 enseignantes ont été transportées en urgence vers l’hôpital Zmirli d’El Harrach « , nous a indiqué Mme Meriem Marouf, chargée de communication du Conseil national des enseignants contractuels (CNEC).

Et d’ajouter que les éléments de la Sûreté nationale les ont harcelé au sein même de l’hôpital pour avoir leur nom alors que les enseignants refusaient de s’identifier.

Le président du Comité de soutien aux enseignants contractuels grévistes de la faim, M. Rabia a affirmé hier, lors d’un point de presse, qu’ils ont prévu deux actions, à savoir : un sit-in devant le ministère de l’Education nationale, le 30 juillet et une marche à El Jadida au Maroc lors du Forum maghrébin. Il a dénoncé par ailleurs, le mutisme des autorités devant la dégradation de l’état de santé des grévistes. Le conférencier a également lancé un appel aux enseignants titulaires à boycotter l’organisation des concours de recrutement qui aura lieu les 28 et 29 juillet courant. Le représentant du Conseil des lycées d’Algérie (CLA) a, quant à lui, confirmé qu’aucun enseignant affilié au CLA ne va encadrer les examens des concours de recrutement.

Tous les partis politiques (FFS, CCDR, MDS, PST. . ) et les associations solidaires avec les grévistes de la faim illimitée, présents à cette rencontre ont été unanimes pour déplorer le fait que les enseignants contractuels refusent même de boire l’eau sucrée, car cet action, selon eux, représente une action suicidaire. Ils trouvent également qu’il » est inadmissible de ne pas payer des enseignants contractuels après trois ans d’exercice, tout en précisant que le nombre des postes créés (26 000 postes) n’est pas suffisant pour les 45 000 enseignants contractuels activant à travers le territoire national.  » En outre, la porte-parole du MDS a déclaré qu’il faut déposé plainte contre les pouvoirs publics pour non assistance à personne en danger, comme « il faut alerter l’opinion publique de cette situation qui s’aggrave de plus en plus « , a-t-elle ajouté.

Pour rappel, dans la plate-forme des revendications de cet organe syndical figurent : « La régularisation de la situation des enseignants contractuels et leur intégration quelle que soit leur spécialité, le versement des salaires non payés depuis trois ans et de bénéficier des primes de documentation et de qualification « . Ces grévistes qui ont dû recourir à cette ultime forme de protestation, après avoir épuisé toutes les voies de dialogue, réclament la titularisation des enseignants contractuels après une année d’exercice et la réintégration de ceux révoqués abusivement.

Lemya Ouchenir

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