Il ne se passe pas un jour, sans qu’un éclatement d’égout ne survienne, au centre-ville d’Ain El Hammam. Les rues ne sont jamais à sec. Chaque jour, une nouvelle source de provenance indéterminée fait son apparition. Lorsqu’on localise une fuite d’eau potable, tant bien que mal, les services concernés accourent pour la colmater, en attendant qu’une autre survienne, un peu plus loin, à quelques jours d’intervalle. Lorsqu’il s’agit du réseau d’égout, souvent, notre attention est attirée par la couleur blanche de la chaux qu’on a pris le soin de répandre aux alentours, à titre préventif. Le nombre impressionnant de fuites localisées, particulièrement, dans les quartiers sujets au mouvement de terrain, inquiéte les riverains qui ne disposent pas d’information précise concernant ce phénomène… Au boulevard du premier Novembre, les commerçants se plaignent des refoulement à l’intérieur même de certains magasins. Pour parer au plus pressé, ils ne peuvent que canaliser ces rejets vers la rue. Sur la rue principale, on ne compte plus les « sources » alors que celle de la rue Bounouar fait, maintenant, partie du décor. Elle ne tarit pas hiver comme été. Pourtant, c’est l’an dernier seulement que des centaines de millions ont été dépensés pour réaliser un nouveau réseau d’évacuation des eaux usées de la ville, parallèlement à celui de la distribution de l’eau potable. S’est-on trompé en utilisant le PHD, « un matériau très fiable dans ces cas », nous a-t-on dit à l’époque, à la place d’un autre ? Pour le moment, avec les refoulements que nous constatons quotidiennement, la preuve de cette fiabilité ne nous est pas encore donnée. A moins que, comme ce qui se trouve sous cette rue, certaines choses nous échappent. Ne dit-on pas que « les voies du seigneur sont impénétrables » ?
A. O. T.
