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Les apiculteurs se plaignent

Traditionnellement, ces apiculteurs se contentaient d’extraire le produit élaboré par les abeilles, en utilisant la fumée pour éloigner les essaims et faciliter la récolte, tout en s’exposant aux dangers des piqûres. Aujourd’hui, les apiculteurs portent des combinaisons faites d’un tissu très résistant, ainsi que d’un voile léger sur le visage afin de se protéger contre les piqûres. Ces passionnés profitent de la période estivale pour agrandir leur élevage en récupérant le plus d’essaims possibles, ceux réfugiés un peu partout dans les bois et dans la montagne, mais ce qui est vraiment appréciable c’est la méthode par laquelle on chasse les abeilles, “c’est très simple”, nous a confié un coutumier du fait : “Dès qu’une abeille se pose sur la terre humide pour s’abreuver, on y introduit du sucre pour qu’elle fasse appel aux autres. Quelques temps après, la zone sera envahie. Il est nécessaire de s’équiper d’un récipient rempli de sucre pour que les abeilles le détectent et captent quand même l’odeur du porteur qui sera par la suite suivi et dirigé vers l’abri”.

Marginalisés par l’ANSEJ, des apiculteurs traditionnels ont été pourtant les premiers à être contactés par les responsables, mais, malheureusement, les aides ont été attribuées aux personnes qui n’ont rien à voir avec l’apiculture. A ce propos, M. B. H. dira : “J’ai été la première personne sollicitée pour bénéficier de ce projet, et en total accord avec l’idée, mais le temps en a décidé autrement. Devant moi, je vois des gens qui n’ont rien à voir avec ce domaine bénéficier de ces aides et moi pas”.

Il est à rappeler que, scientifiquement, l’élevage des abeilles d’une part permet la récolte de miel et d’autre part pollénise les cultures, de plus une abeille peut vivre 45 jours seulement mais la reproduction elle, se fait par milliers.

Brahim B.

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