La pollution, un fléau nuisible qui se développe

L’exemple nous vient des décharges sauvages qui pullulent aux abords de la RN 74, notamment la plus édifiante qui ne peut être que celle située à l’entrée de la ville de Troua, chef-lieu de la commune de Béni Maouche ; celle-ci défigure un site hautement touristique aux paysages enchanteurs et ayant une vue imprenable sur toute la haute vallée de la Soummam et le flanc est du Djurdjura. Nos émigrés qui arrivent et qui sont des centaines à fréquenter en voiture quotidiennement ce tronçon en regagnant leurs villages d’Ath Yaâla sont accueillis par des immondices alors que des arbres ombrageux les inciteraient beaucoup plus à marquer une halte à cet endroit pour contempler les panoramas splendides à couper le souffle que leur offre notre belle région connue aussi pour sa pureté atmosphérique, ses eaux minérales sortant directement des entrailles de la terre. Pour bien dire les choses, possédant un ensemble de bienfaits comme il n’en existe nulle part ailleurs et préconisé par ailleurs pour les moments de détentes loin du stress de la ville. Quoique l’on dise, les autorités locales ont fait tout ce qui est en leur pouvoir pour éradiquer cette décharge en plaçant des garde-fous et deux pancartes interdisant le dépôt d’ordures à cet endroit. En vain. La Subdivision des forêts de Seddouk était de la partie aussi en faisant de leur mieux pour préserver l’endroit par la plantation d’arbres qui serviront à endiguer les glissements de terrain et les chutes de pierres d’une part, et à créer une petite forêt qui attirerait les amoureux de la nature, d’autre part.

Mais, hélas, toutes ces mesures n’ont nullement dissuadé des récalcitrants qui continuent à faire fi de la réglementation en déversant encore des détritus de tout genre.

N’est-il pas urgent de mettre en place un dispositif et des moyens efficaces de lutte contre la pollution, notamment par des campagnes de sensibilisation expliquant aux citoyens les effets néfastes d’un fléau qui se développe à une vitesse effrénée ? Nous devrons agir vite car si nous attendons demain, il sera peut être trop tard.

L. Beddar