C’est ce que nous sommes tentés de croire en apprenant que des travaux pour la construction d’une bibliothèque communale, sont en cours. Le lieu de son implantation choisi au départ est situé à la sortie est de la ville, à proximité d’un autre lieu de savoir, le CEM Amer Ath Chikh, en l’occurrence. Depuis quelques jours en effet le chantier est en ébullition, comme pour rattraper le retard de ce projet inscrit depuis plus de deux ans. Quant à la structure, elle semble importante si l’on se réfère aux plans de sa construction que nous avons consultés. Dotée d’un budget d’un milliard et six cents millions de centimes, elle sera érigée par un entrepreneur privé, suivant la formule « R plus trois » ; ce qui veut dire que le rez-de-chaussée sera surmonté de trois niveaux. Un centre audiovisuel ainsi qu’un atelier de contes occuperont le premier étage alors qu’au second, on prévoit un espace de lecture pour enfants et une salle d’animation/groupe. Les adultes, quant à eux, disposeront d’une grande salle de lecture qui sera aménagée au troisième étage. Le rez-de-chaussé, situé au niveau de la route sera réservé à l’accueil et au magasin. A vue d’œil, les férus de lecture, grands et petits trouveront leur compte dans ce lieu qui, nous l’espérons donnera le départ à d’autres structures culturelles dont Aïn El Hammam a grandement besoin.
L’architecture de la bâtisse, si l’on se fie à la maquette que nous avons consultée, montre que le côté esthétique n’a pas été négligé et qu’on pourra être fiers de ce futur « bijou », à moins que ce ne soit, comme le dit un citoyen « sur papier, seulement ». Par expérience, nous savons aussi, qu’il ne suffit plus d’inscrire un projet ni de démarrer le travaux. Souvent, comme si personne n’était tenu de terminer dans les délais, les chantiers restent en l’état des années durant et que l’ameublement et le matériel nécessaire ne sont jamais évoqués. Sans équipement, une question qui n’a pas encore été soulevée, on ne construira qu’un bâtiment inutile, à l’image de ces foyers de jeunes des communes limitrophes, qui ressemblent plus à des hangars qu’à des Maisons de culture. Espérons que cette fois, ce ne sera pas le cas, vu l’importance d’une bibliothèque pour une commune où les nombreux jeunes et intellectuels, faute de mieux, font la navette entre les cafés et… les autres cafés.
A. O. T.
