Afin d’arracher leur droit et de dénoncer le mutisme et le silence du ministère de l’Education nationale, le Conseil national des enseignants contractuels (CNEC) en coordination avec l’Intersyndicale a prévu d’observer un rassemblement demain, à 10h devant la présidence de la République. S’exprimant lors d’un point de presse, tenu au siège national du Snapap, Meriem Marouf, chargée de communication du CNEC a tenu à dénoncer énergiquement « les agissements des services de l’ordre, lesquels nous ont malmenés, maltraités et insultés alors que nous demandions seulement l’ouverture des canaux de négociation avec le ministre de l’Education nationale, » elle ajoutera » la tutelle s’est confiné dans un mutisme insultant et distille par ailleurs des informations diffamatoires pour faire avorter le mouvement de protestation. »
Elle a, en outre, indiqué qu’ils ont déposé une plainte au niveau du Bureau international du travail (BIT) et à l’Union internationale des services publics (ISP). « Nous entamons aujourd’hui le 22e jour de la grève de la faim, et le ministère de l’Education nationale, qui continue à faire la sourde oreille à nos doléances, n’a même pas pris la peine d’envoyer la commission de santé de son département pour s’enquérir de l’état de santé des grévistes qui se dégrade de jour en jour, » a-t-elle déploré. Pour sa part, Mourad Chico, représentant du Snapap a affirmé : « La rentrée sociale sera chaude par des rassemblements et des grèves, si la tutelle continue toujours de tourner le dos aux revendications, des syndicats autonomes de la Fonction publique. » Et d’ajouter que « les enseignants contractuels qui sont au nombre de 55 grévistes sont en danger de mort, 28 grévistes de la faim ont été évacués en urgence vers l’hôpital depuis le début de cette grève. » Ces grévistes qui ont dû recourir à cette ultime forme de protestation après avoir épuisé toutes les voies du dialogue réclament ceci » la titularisation des enseignants contractuels après une année d’exercice, la réintégration de ceux révoqués abusivement et leur intégration dans leur fonction. » Ils demandent en outre, “la régularisation de la situation des 45 000 enseignants contractuels activant sur le territoire national et leur intégration quelle que soit leur spécialité, le versement des salaires non payés depuis trois ans et de bénéficier des primes de documentation et de qualification. »
Lemya Ouchenir
