Tizi-Ouzou s’est réveillée hier matin avec les mêmes interrogations de la veille, comment un tel attentat pouvait-il-avoir lieu en plein centre-ville. Les commentaires des Tizi-Ouzéens allaient bon train mais tous s’accordent à dire que l’essentiel, c’est qu’il n’ y a eu aucun mort et les blessés sont tous sortis indemnes du drame, excepté le cas d’un policier qui devait subir une intervention chirurgicale. Hier matin, Tizi-Ouzou painait ses blessures, une virée au centre urbain nous a renseigné sur l’esprit de sérénité avec lequel les habitants de la ville des Genêts abordaient l’après-attentat qui a ciblé Tizi-Ouzou avant-hier et qui a fait, pour rappel, 25 blessés. Plusieurs institutions étatiques se sont mobilisées pour opérer sur les lieux du drame.
L’APC de Tizi-Ouzou, la daïra, les services techniques de la wilaya et plusieurs entrepreneurs, c’est une véritable course contre la montre afin de rétablir les choses dans un délai réduit. Dans ce sens, il faut savoir que pas moins de sept (7) familles sinistrées ont été évacuées vers la cité OPGI de Boukhalfa, situé à quelques encablures du chef-lieu de la wilaya de Tizi-Ouzou. Les familles concernées par une telle mesure sont celle qui résidaient dans la première “cage” de la cité “Marché couvert,” la plus proche du lieu de l’attentat. Dans ladite cité, des travaux de réaménagement et de réfection sont entamés, avons-nous constaté hier lors de notre visite sur les lieux, un entrepreneur nous dira dans ce sillage que les travaux concernent des réparations à l’intérieur mais surtout à l’extérieur des maisons endommagées par la force de la déflagration d’avant-hier. Par ailleurs, le ministre de la Solidarité, Djamel Ould Abbas, en visite hier dans la wilaya, s’est rendu au chevet des familles sinistrées, relogées à Boukhalfa, il leur a offert à l’occasion du matériel électroménager, des réfrigérateurs, cuisinières entre autres.
A. Z.
