Le dépassement dangereux lié directement à l’excès de vitesse est l’un des sérieux problèmes de la sécurité routière et le facteur le plus communément associé aux accidents. Il a été enregistré, dans ce contexte, entre 8 à 9% des accidents de la route à l’origine de l’excès de vitesse. Le facteur humain n’est, sûrement, pas épargné. C’est ce qui a été indiqué, hier, lors d’une conférence de presse organisée par le Centre national de la prévention et de sécurité routière (CNPSR), à la Maison de la presse Tahar-Djaout, pour le lancement du programme de sensibilisation nationale qui a débuté hier 5 août au 15 septembre. Il s’agit d’une action de sensibilisation à travers le territoire national portant sur les conséquences d’un dépassement dangereux ayant pour thème » Le dépassement dangereux, un dépassement contre la vie « . Afin d’atteindre son objectif préventif, le directeur général du CNPSR, a indiqué que tout au long du programme, il y aura la diffusion de spots radiophoniques portant sur le thème de la campagne, ainsi que des diffusions de spots télévisés. Des caravanes de sensibilisation vont être également lancées afin d’attirer l’intention des citoyens sur l’importance du respect du code de la route. Très souvent, les causes sont multiples pour effectuer un dépassement, mais malheureusement l’excès de vitesse est à l’origine, car 9 sur 10 accidents sont dus à ce même facteur, selon, Messaoud Nacer, représentant du ministère des Transports. Evoquant les autos-écoles, le lieutenant colonel de la Gendarmerie nationale a appelé à la création d’un Centre national du permis de conduire, et ce pour améliorer la formation des examinateurs qu’il juge mal formés. Durant le premier semestre de l’année 2008, il a été enregistré 18 775 accidents, causant ainsi le décès de 1968 personnes et 29 200 blessés. En comparaison avec la même période de l’année 2007, il a été enregistré moins d’accidents, soit une réduction de 00,81% et plus de victimes, avec une augmentation de 7%. Cela est expliqué, selon les intervenants, par l’implication des transports en commun dans la majorité des accidents.
Le Croissant-Rouge algérien s’implique
Dans le cadre de ses activités, le Croissant-Rouge algérien a mis en place tout un programme de prévention, et ce l’installation de postes frontaliers qui ont le rôle d’assurer une bonne sensibilisation auprès des citoyens s’agissant des accident de la circulation, a indiqué, le secrétaire général du Croissant-Rouge algérien, M. Bouchakour. Ce dernier a affirmé que » le Croissant-Rouge est impliqué totalement dans cette opération, et ce pour la réussite du programme de sensibilisation et de prévention instauré par le CNPSR « .
Plan Delphine de la Gendarmerie nationale au rendez-vous
La Gendarmerie nationale est à pied d’œuvre depuis le début de la saison estivale 2008, selon le lieutenant colonel, Omar Kara. Concernant la prévention et la sécurité routière, les éléments de la Gendarmerie nationale ont prévu de nouveaux dispositifs dans le cadre de leur plan spécial saison estivale « Plan Delphine » qui a débuté le 1er juin jusqu’au 15 septembre, consistant, ainsi, à instaurer la sécurité des estivants venus pour détendre dans les villes côtières. Les dispositifs concernant notamment le renforcement humain et technique entre autres les radars, ainsi que l’installation de patrouilles chargées du contrôle et de la surveillance des routes menant vers les localités côtières. S’agissant du thème, sujet de la conférence de presse, Omar Kara, a insisté sur l’implication du facteur humain dans la majorité des accidents de la circulation. Notons dans ce contexte que le lieutenant-colonel à la Gendarmerie nationale a indiqué ceci: « On doit passer à la répression, car la prévention a ses limites, » a-t-il recommandé, en ajoutant qu’ « il est temps de créer une politique nationale de prévention et de sécurité routière. »
Lynda Louifi
