Vers la création d’écoles d’excellence

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Les écoles d’excellence, une idée qui fait son petit bonhomme de chemin au moment où les nouveaux bacheliers procèdent aux recours pour rejoindre la discipline de l’université de leur choix, une procédure qui peut résoudre le problème notamment pour ceux qui prétendent à des écoles d’excellence par leur moyenne et par leur ambition. Certains d’ailleurs préfèrent rejoindre les grandes universités occidentales. Des écoles d’excellence en Algérie… oui mais reste à savoir si nous sommes prêts pour cette aventure?.

Par ailleurs, selon notre source, ces écoles seront destinées à accueillir les étudiants qui ont de bonnes moyennes, et à les prendre en charge, et leur y assurer la logistique impérative pour assurer des résultas positifs, des programmes attractifs, des conditions de travail convenables dans des salles équipées de tout le matériel nécessaire -informatique, Internet…- et des programmes universels, remplaçant des programmes qui sont dépassés. Par ailleurs, un avis, pas totalement partagé par tous les enseignants, un enseignant contacté, nous dira : « Ces écoles d’excellence creuseront davantage le fossé entre les couches sociales estudiantines, en créant une université à deux vitesses, cette idée de créer des écoles d’excellence est une notion qui pose un problème général notamment dans les pays du Tiers-Monde, pour mettre en avant et pour essayer d’être performant dans l’enseignement supérieur. On invoque des écoles d’excellence au moment où le système d’enseignement supérieur est très médiocre, en plus des écoles d’excellence qu’on va mettre dans des normes universelles les plus élaborées, mais en fait le résultat n’est pas garanti. Nous avons l’expérience de Rouiba où des bacheliers qui ont de bonnes moyennes, passent des concours, mais ensuite 80% des étudiants reviennent à l’université, c’est une façon de créer un système d’enseignement à deux vitesses.

On a l’université de maths, et des formations supérieures privées qui sont en partenariat avec des universités françaises et américaines, qui ne sont pas destinées seulement à une élite scientifique, mais reste ouverte même à une élite sociale» conclut-il.

Maouchi Yahia

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