Le cimetière chrétien de la ville de Seddouk, situé dans un endroit idéal à la nouvelle-ville à proximité de la cité des 48 logts, du stade de football, d’un complexe sportif, de la nouvelle mosquée, et non loin des deux lycées et de la polyclinique, répond à tous les critères pour être transformé en jardin public comme le souhaite le consulat français à Alger. En effet, selon le maire de la ville, le consulat français, après transfert des ossements au cimetière de Béjaïa et mise à la disposition commune de l’édifice, a émis le vœu que celui-ci soit utilisé comme jardin public gardant la plaque commémorative en construction sur laquelle seront repris l’ensemble des noms des défunts ayant été enterrés dans ce cimetière. L’édifice laissé à l’abandon depuis l’Indépendance est entouré d’un muret en pierres taillées d’environ 1,50 m de hauteur, lequel est dégradé a certains endroits et nécessite donc des réparations. Il est doté aussi d’un petit portail qui n’est jamais fermé, laissant libre accès aux personnes. A l’intérieur, des lignées de sapins montant dans le ciel et dont certains sont morts, d’autres sur le point de l’être et il en reste beaucoup encore qui tiennent toujours le coup mais qui demandent de l’entretien pour leur préservation car ils sont d’une grande utilité en ombrageant l’endroit et en apportant de l’air frais très bénéfique pour la détente des citoyens. Il faudrait juste bien nettoyer le lieu et installer des bancs et l’endroit sera fin prêt pour recevoir le public. La ville de Seddouk, qui compte environ 12 000 habitants, manque cruellement de jardins publics, ce qui fait que les personnes du troisième âge se regroupent dans des coins des quartiers en s’asseyant sur des pierres. Si ce projet venait à se concrétiser ce ne sera que justice rendue pour eux.
L. Beddar
