La Dépêche de Kabylie

Les prix des fruits et légumes flambent

Comme par enchantement, à quelques jours du ramadhan, les prix flambent. On dirait que c’est un ordre établi. Depuis le début de l’été, et en dépit de la multiplication des fêtes familiales, les prix se sont stabilisés. Dans une virée au marché de la ville, nous avons été étonnés de cette flambée inattendue. A commencer par la pomme de terre. Ce légume, dont l’Etat a pourtant voulu maintenir le prix à moins de vingt dinars en prenant des décisions importantes par rapport à son stockage, a vite grimpé à vingt-cinq dinars, voire trente dinars. « Où sont les services de contrôle ? », s’interroge un client après une altercation avec le marchand. Ce dernier lui répond : « Va l’acheter à la télévision ou sur le journal ». Le client se tait et règle son achat. Plus loin, nous avons relevé d’autres prix qui commencent à faire peur. Mais, le prix le plus élevé reste tout de même celui de la salade. Elle est fixée entre quarante et cent dinars. « C’est incroyable ! », s’exclame un client. D’autres fruits et légumes ne sont pas en reste. La courgette à cinquante dinars, la carotte à quarante dinars et la liste est longue. En tout cas, la discussion tourne autour de ces hausses. Même le kilo de sucre a grimpé en quelques jours à soixante-trois dinars. Le consommateur est pris de cours. Il faut dire que cette année, le citoyen est au rendez-vous de trois moments des plus difficiles : Ramadhan, rentrée scolaire ensuite l’Aïd. A peine sorti des fêtes familiales et autres occasions qui l’ont laminé, il (l’Algérien) se prépare à une autre saignée. Même constat pour les viandes. Si ailleurs on parle d’une surproduction, il n’en est pas de même à Draâ El Mizan. Des clients nous ont affirmé que son prix est maintenu car ce produit est très demandé, notamment pour célébrer les fêtes. « On ne sait très à quel saint nous vouer. Acheter des vêtements et des articles scolaires ou tout sacrifier pour économiser un peu d’argent pour le mois sacré », nous dira cet enseignant qui n’a pas encore perçu sa prime de rendement semestrielle. En dépit de toutes les privations, le fonctionnaire ne pourra tout de même pas faire face à tant de dépenses. « Il faudrait que l’Etat fasse quelque chose », conclut notre interlocuteur. Indubitablement, l’Algérien fera face à un mois des plus difficiles auquel vient s’ajouter la dégradation de la situation sécuritaire.

Amar Ouramdane

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