Le Festival des poésiades d’Amizour est lancé dans la soirée d’avant-hier en présence des autorités locales de la municipalité, du directeur de la culture de la wilaya de Béjaïa et de la famille du défunt Hamid Abdoun auquel a été dédiée cette première manifestation. Aussi, les amoureux du verbe et de la bonne parole se sont joints aux ciseleurs de la parole pour partager ces moments de fêtes mais aussi réhabiliter un art oral kabyle qui a véhiculé à travers l’histoire des messages de paix et d’amour pour les différentes générations. Après une ouverture solennelle lancée par le P/APC d’Amizour et le directeur de la culture, le concours est lancé pour laisser place aux poètes participants de bercer l’assistance par des récits poétiques et des vers quelquefois mélancoliques. Le festival durera trois jours durant lesquels quelque 40 artistes-poètes vont prêcher le meilleur de ce qu’ils ont forgé. Durant la première soirée du festival, des récits de quelques poètes participants ont montré que la poésie kabyle contemporaine a aussi son public dans une région qui a vu naître des poètes de la trempe de Bachir Amelah à la fin du 19e siècle.
N. T.
