Portrait d’un héros dans l’ombre

Partager

Il est né le 10 août 1935 à Ihayounnene, un village paisible situé à sept kilomètres du chef-lieu de la commune d’Amizour dans la wilaya de Béjaïa. Issu d’une famille très pauvre- son père était un simple fellah-, il a 4 frères et 3 sœurs vivant de l’agriculture. En effet, Mahdi Abdelhamid ben Lakhdar ben Mohand est l’un des grands symboles de la vallée d’Amizour. Malheureusement, il est méconnu aujourd’hui même par les citoyens de cette ville car aucun hommage ne lui a été rendu par les autorités locales. Ces derniers ont déjà promis aux villageois d’Ihayounnene, son village natal, de lui ériger une stèle mais jusqu’à présent ces derniers n’ont rien reçu. En effet, Si Hamid a immolé sa jeunesse pour la libération de son pays et pour que les futures générations vivent dans la paix et la dignité. En 1955, il a été convoqué par l’armée française afin de passer le service militaire, mais son esprit et son attachement à sa patrie ne le lui ont pas permis car il a rejoint ses frères maquisards qui combattaient sur les hautes montagnes des Aurès et du Djurdjura. En 1956, à l’âge de 21 ans, il rejoignit ses frères moudjahidine où il avait rencontré l’un des plus célèbres officiés de la wilaya 3 : le colonel Amirouche Aït Hamouda. Ce dernier, qui était très surpris par le courage et les qualités de Abdelhamid malgré son jeune âge le rapprocha de lui, et mis toute sa confiance en sa personne. Amirouche aimait répéter à ses proches qu’il accordait presque autant de confiance à Mahdi qu’à sa femme. En 1958, le colonel Amirouche déclare Abdelhamid son garde- corps officiellement avec Tayeb Mouri, et lui donna le grade d’aspirant. En décembre 1960, Abdelhamid Mahdi a été tué par un goumier “Harki” à « Aït Mouhli », un village situé à quelques kilomètres de la commune de Fzraou dans la wilaya de Béjaïa puis après la guerre son corps a été transporté à son village natal. En effet, L’aspirant Mahdi Abdelhamid, qui est malheureusement ignoré et délaissé par les autorités concernées n’est qu’un exemple parmi des milliers. C’est le moment où jamais pour qu’un hommage soit rendu à cet “Emblème national.”

Maouchi Yahia

Partager