Indubitablement, depuis son lancement, Thighri n’Ath Houalhadj ne fait qu’innover en matière de l’épanouissement des jeunes du village en leur proposant des clubs artistiques et culturels tous différents les uns des autres : club de tennis de table, troupe théâtrale, revue des Petits débrouillards « Assirem » et bien d’autres activités. « Nous avons jeté des bases aux jeunes en les intégrant dans différents clubs. Maintenant, ils ont tous des ailes et je crois qu’ils peuvent voler sans nous. On ne peut plus assister tout le monde », nous a expliqué Mohamed Seddiki, un membre fondateur de l’association. Notre interlocuteur a un projet qui lui tient à cœur. « Avec le temps, on a déduit qu’il y a des potentialités dans plusieurs domaines. Il est temps de les capitaliser. Notre autre idée est de lancer un club qu’on dénommera l’art-en-ciel comme l’arc-en-ciel », nous a-t-il confié. Et d’enchaîner : « C’est l’occasion pour nous d’accompagner tous les jeunes artistes et créateurs. Nous allons tracer seulement les voies et ce sont eux qui vont développer eux-mêmes leurs compétences ». L’ex-président de l’association Thighri est convaincu que le mouvement associatif est certes un moteur, mais il doit tout de même dépasser tous les archaïsmes limités à rendre des hommages. « C’est la production qui intéresse. L’autre manière d’agir est dépassée », estime-t-il. Interrogé sur de futurs projets, notre interlocuteur estime que pour le moment, son équipe a besoin de répit pour faire le bilan de tout ce qui a été réalisé. « On doit faire une petite halte. Il est bon quand même de voir où l’on va », estime-t-il. Pour le Ramadhan prochain, Mohamed Seddiki envisage, avec le concours d’autres acteurs du mouvement associatif d’organiser dans son village des soirées artistiques et culturelles.
« On va tracer un programme qui permettra de rompre la monotonie. Au lieu de voir des jeunes aller jouer au loto, on va programmer par exemple des projections ou faire jouer une pièce théâtrale. D’autant plus que le climat le permet, on n’a pas besoin de salle. Tout va être en plein air », nous dit-il à propos de cet autre programme. En tout cas, cette initiative réjouira plus d’un quand on sait que les jeunes de cette région n’ont rien à faire d’autre.
Amar Ouramdane
