Repenser la cadence de la réalisation des programmes de développement

Partager

En présence de tous les partenaires incontournables : membres des directions de l’exécutif de la wilaya, des chefs de daïra, de élus (maires, sénateurs…) et des entreprises de réalisation en passant par les bureaux d’études… La rencontre a été l’occasion pour le premier responsable de la wilaya de faire le point sur le développement et sa relance et les contraintes auxquelles il est confronté en particulier le non démarrage de pas moins de 180 projets de développement dans différents secteurs. Constatant que le citoyen est le premier à être pénalisé par le retard de la concrétisation de ces projets, le wali a réagi par l’organisation de cette rencontre, lors de laquelle il n’a pas caressé dans le sens du poil l’ensemble des partenaires en posant un certain nombre de questions à l’image du phénomène de l’infructuosité qui frappe les avis d’appel d’offres, (alors que la wilaya dispose, au minimum, de 600 entreprises consistantes), le départ de certaines d’entre elles pour aller s’installer au niveau de wilaya limitrophes…

Il n’est pas allé par quatre chemins pour révéler le non lancement de 155 projet (en PCD) au niveau de 35 communes sur les 45 où les 173 de type PSD qui touchent en particulier l’habitat (2 500-Logement) l’éducation (9 lycées, 11 CEM…)

Cela est inconcevable, rétorque-t-il qu’au moment où des crédits de paiements sont disponibles de l’ordre de 25 milliards DA pour la réalisation aussi bien du programme national que de celui des Hauts-Plateaux. Malheureusement seuls 3 milliards DA ont été consommés, ce qui représente 14%… du montant global des CP. Bouira est ainsi loin de la moyenne nationale, elle culmine à 33%. Ces données donnent à méditer sur les efforts à déployer dans le futur, d’autant plus que la wilaya dispose d’atouts majeurs pour réaliser ces objectifs dans des proportions satisfaisantes. Le mal a été justement minutieusement diagnostiqué par l’analyse de tous les volets inhérents au développement. Le ton est donné pour sermonner l’administration et son environnement lesquels désormais sont tenus de mettre en place toutes les conditions de travail pour leurs partenaires (entreprises et BET) et lever toutes les contraintes susceptibles de bloquer les projets. Les blocages pour des détails techniques ne sont plus tolérés, les gestionnaires doivent se mettre au diapason de l’objectif sinon de la vision du développement que visent les pouvoirs publics dans tous les secteurs, “ à chacun des gestionnaires de prendre et assumer ses responsabilités à tous les niveaux” insiste le wali sur cette question. Quant aux entreprises et aux BET, leurs droits seront préservés, ce qui fait que les procédures des paiements des situations se feront désormais mensuellement et dans les délais, à charge pour ces derniers s’assumer leurs obligations par le respect des délais et la présentation d’une meilleure qualité des réalisations.

Continuant dans le même raisonnement, il a fait état du volet de la qualification au sujet duquel le wali a informé l’assistance de la bonification des entreprises en matière d’annotation du moins celles qui activent dans des conditions exceptionnelles et leur disponibilité à travailler pour le compte de la wilaya sans contraintes, une sorte d’encouragement pour ces dernières… sans omettre d’exhorter ces derniers à faire appel en matière de main d’œuvre aux diplômés des centres de formation professionnels formés dans tous ces secteurs d’activités. Le wali a eu ensuite à écouter l’ensemble des responsables et les engagements pris pour lancer tous les projets en instance d’ici la fin de l’année en cours. Le défi est grand au regard des retards constatés au niveau de tous les secteurs, ainsi que celui de l’habitat par le biais de l’OPGI accuse un déficit de 1 500 unités, l’Agence foncière de quelque 500 logements (tous programmes confondus), la DELP de 73 opérations avec un APD de 2 milliards DA. Le DAL (25 opérations) la santé (9 opérations AP 2,3 milliards de DA), DJS (10 projets AP/508 milliards de DA) et enfin, et pas des moindres la DUC avec ses sites au nombre de 236 pour amélioration urbaine avec une AP de 400 milliards de centimes… la liste touche approximativement tous les secteurs…

Le débat a suivi avec des interventions des BET, de chefs d’entreprise et des maires afin de dévoiler les restes à réaliser tout en pensant à trouver des solutions par la levée des contraintes qui entravent la concrétisation des vastes programmes de développement et tout en projetant de multiplier ce genre de rencontres bénéfiques à plus d’un titre pour tous les présents.

F. Kaci

Partager