Comptes, décomptes et mécomptes de l’économie nationale

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“Le champ d’ignorance offre toujours à l’humanité son pâturage insalubre”

Ibn Khaldoun (El Muqaddima)

La manipulation des chiffres par les structures officielles s’avère une dangereuse opération. Lorsque cette opération tombe dans la maladresse de se ‘’raviser’’, de corriger trop fréquemment les chiffres ou de laisser le champ libre à des profanes ou à des milieux malintentionnés de donner leurs propres chiffres, c’est la crédibilité de ces structures –supposées encadrées par des universitaires et représenter ce qu’il y a de plus officiel au sein des institutions publiques- qui en prend un coup. Outre le besoin de connaître les réalités socioéconomiques sur la base des statistiques, la relation entre la connaissance chiffrée de l’économie et les projections de réalisation (travaux, infrastructures, production des biens et services, transactions, commerce extérieur, déficit ou excédent budgétaire,…) s’est imparablement confirmée au cours des dernières décennies à tel point que presque tous les pays du monde-abstraction faite des régimes politiques et des choix économiques- en ont pris conscience et ont instauré les mécanisme de gestion des flux informationnels relatifs à l’économie pour en tirer le meilleur parti possible dans la planification nationale. Que cette dernière se limite à l’échéance annuelle (loi de finances) ou à des échéances plus longues (quatre à cinq ans), l’importance et l’enjeu de la maîtrise de l’information statistique ne sont plus à démontrer. Ce n’est pas un hasard si l’un des fleurons de l’enseignement universitaire lié au domaine de l’économie en Algérie s’appelle l’INPS (Institut national de la planification et des statistiques) de Ben Aknoun.

Il tombe sous le sens que l’opération de recensement de la population et de l’habitat (RGPH) réalisé le mois d’avril 2008, tout en constituant une source majeure d’informations, n’est qu’un maillon de la longue et complexe chaîne de l’information économique et sociale dont ont impérativement besoin les pouvoirs publics dans la gestion quotidienne de leurs départements respectifs et les autres acteurs de la société (presse, bureaux d’études, banques, université,…) pour mieux affiner leurs articles, études ou autres dossiers sensibles.

Depuis les premiers schémas d’organisation des sociétés humaines, le recensement des populations et des biens meubles et immeubles a accompagné la marche de l’humanité vers plus de progrès et perfectionnement dans l’organisation sociale.

Si les premières motivations du Recensement de la population dans les sociétés organisées dès la plus haute Antiquité étaient, selon les investigations des analystes qui se sont penchés sur la question, la conscription et la levée des troupes pour se préparer à la guerre ainsi que la levée des impôts par capitation, la complexité et l’évolution des sociétés modernes ont généré d’autres raisons de procéder au recensement et ont étendu le domaine d’investigation de cette opération pour toucher à l’habitat, aux revenus et autres conditions de vie des populations. En effet, l’intérêt que revêt la connaissance chiffrée de l’état de la société et du pays n’a plus besoin d’être démontré. Aussi bien pour les décideurs politiques et les gestionnaires de l’économie que pour les chercheurs, les bureaux d’études et les médias, les statistiques économiques relatives à la répartition de la population par sexe, âge, zone du territoire national, ville, bourgade, zone éparse, activité exercée, revenu,…etc., sont devenus le pain quotidien qui permet d’établir des diagnostics, de faire des analyses socioéconomiques, de prendre des décisions et de réaliser des projections fondées sur des chiffres supposés justes. Indispensable instrument de planification pour les gestionnaires du pays, le recensement de la population et de l’habitat, tel celui effectué dans notre pays le mois d’avril dernier, a pour vocation de compléter, d’affiner et, à l’occasion, de corriger les statistiques provenant des administrations (mairies, directions exécutives de wilaya) ou de simples estimations des organismes spécialisés tel l’ONS (Office national des statistiques).

Le poids de la réalité et la valeur des chiffres

Une chose paraît certaine : la rigueur des statistiques sociales en Algérie ne semble pas la vertu principale de ceux- décideurs, gestionnaires ou journalistes- qui se piquent le plus à en user dans leur travail quotidien. Les raisons en sont nombreuses. Outre les imprécisions et les approximations dues souvent à un déficit en formation spécialisée et à un sens peu élevé de l’art de la communication, l’imbroglio et les ‘’maquis’’ statistiques tirent également leur origine d’un mode de gestion opaque, autocratique et excessivement centralisé. Un journaliste enquêtant sur une maladie au sein d’un hôpital ne peut accéder aux statistiques qu’après l’accord de la Direction de la santé et de la population de la wilaya. Que dire d’un directeur des services agricoles sur le front de la lutte anti-acridienne dans une zone des Hauts Plateaux, pressé par les journalistes sous les ailes d’un avion affrété pour épandre un insecticide sur les parcelles de blé de donner la superficie dévastée par les criquets, et qui se débine en renvoyant les hommes de presse aux services du ministère sis au boulevard Amirouche de la capitale !?

La rétention de l’information statistique participe sans aucun doute d’un déficit des valeurs démocratiques dans nos institutions et dans la société. Elle fait partie des attributs du monopole politique.

Comment obtenir une information statistique fiable et exploitable ? De quels instruments disposent les journalistes pour meubler leurs articles de façon à garder leur crédibilité auprès des lecteurs ? Et, enfin, de quelle formation sont dotés ces mêmes journalistes pour pénétrer l’intelligibilité des chiffres, diagrammes, histogrammes et graphes ? Quand nous rencontrons des chiffres, en milliards, qui ne sont pas suivis de l’unité de mesures (dinars, centimes, dollars, euros,…), il y a lieu de se poser des questions sur l’attention et la valeur accordées aux chiffres énoncés.

Il y a lieu de rappeler que, dans un de ses rapports annuels- en l’occurrence celui de 2003-, le Conseil national économique et social (CNES) avait pertinemment soulevé une question stratégique, celle du système national d’information économique et social. La lourdeur et la fragilité de ce système obèrent en premier lieu la qualité et la validité du travail effectué par cet organisme consultatif, censé pourtant recueillir les vraies statistiques pour lui servir de base de travail dans ses rapports et analyses qu’il produit régulièrement. Le CNES se plaint du fait qu’il  » s’est toujours heurté à la faible disponibilité et à l’insuffisante fiabilité des informations relevant du champ économique et social.  »

Ces matériaux de travail, matière première indispensable pour poser le véritable diagnostic de l’économie nationale et en élaborer un tableau de bord fiable et pratique, baignent dans un système  » archaïque, désintégré, sous-encadré, faiblement performant et d’une médiocre fiabilité « , selon le CNES. Si le Conseil économique et social, composé de spécialistes et de gens de grande compétence- à commencer par les deux présidents qu’il a connu jusqu’à ce jour, Mohamed Salah Mentouri et Mohamed Seghir Babès-, vit une telle situation, que dira-t-on alors de jeunes universitaires ou de journalistes appelés à manipuler des chiffres statistiques, à les exploiter pour une thèse ou un article et a en communiquer la signification et la substance à de profanes lecteurs ? C’est une véritable aventure dont on ne mesure probablement pas encore la portée et la responsabilité.

L’Algérie dispose pourtant d’une structure, l’Office national des statistiques (ONS), chargé de recueillir et de traiter, selon les méthodes scientifiques les plus modernes et avec les instruments informatiques les plus éprouvés, les statistiques de la nation. De même, au niveau des wilayas, les DPAT (Directions de la planification et de l’aménagement du territoire) sont chargées du même travail à l’échelon local en plus de la responsabilité de l’inscription des projets de développement basés sur ces informations. Cependant, la maîtrise de l’information statistique semble être encore un vœu pieux aussi bien pour les chiffres de l’emploi et du chômage que pour tous les autres domaines de la vie économique et sociale où ces chiffres se révèlent d’un indéniable intérêt.

Une vulgarisation nécessaire

Pour ce qui est du monde de la presse, les journalistes font souvent face à une stupide rétention de l’information par les structures publiques- et même privées- sollicitées. À cela, s’ajoute la formation générale et universitaire du journaliste qui, le plus souvent, ne le prédispose pas à traiter efficacement et d’une manière intelligible et pédagogique l’information statistique. Dans la plupart des cas, cette dernière n’est pas donnée en chiffre absolue (information brute), mais translatée en moyenne pondérée, ratios, graphes en courbes, taux de corrélation,…etc. Pour pouvoir décrypter ces outils et surtout pour leur donner un sens pratique qui sera matérialisé, dans l’article de presse, par des mots ou d’autres chiffres plus simplifiés ou plus accessibles au lecteur, il faut, avouons-le, un minimum de formation en la matière. Il faut dire aussi que les publications périodiques et les journaux spécialisés dans le domaine, capables de vulgariser des concepts et des outils statistiques, commencent à peine de connaître les faveurs des lecteurs. Certains quotidiens nationaux ont même créé leur supplément économique pour combler un tant soit peu le déficit en information économique. Il va sans dire que les statistiques, inventaires et recensements ne suffisent pas, à eux seuls, à instaurer la cohérence et l’appréhension globale du sujet traité. La connaissance de la géographie humaine, du droit commercial, du droit des entreprises, du code des investissements et d’autres législations spécifiques s’avère parfois d’un précieux secours.

En somme, beaucoup de facteurs concourent pour rendre l’information économique et sociale

inaccessible, non fiable et non exploitable, pour reprendre les termes du CNES. Le problème réside aussi bien dans les services ‘’producteurs’’ de chiffres que chez les instances et personnes chargées de l’exploitation des données. Sur ce chapitre bien épineux, le CNES a tiré la sonnette d’alarme et parle de la nécessité d’établir  » une véritable économie de l’information, sous-tendue par des préoccupations d’efficacité économique et de veille stratégique et technologique « . C’est pourquoi il propose la reconnaissance de l’information comme  » ressource de valeur  » et appelle les pouvoirs publics à procéder à un bilan exhaustif de ce secteur stratégique pour en améliorer la gestion et les performances.

Un nouveau Plan comptable à partir de janvier 2010

Depuis 2006, les pouvoirs publics ont, pour améliorer, moderniser et promouvoir aux standards internationaux le système comptable national, fourni des efforts méritoires qui ont abouti, en 2007, à l’adoption par l’Assemblée populaire nationale d’un nouveau système comptable offrant plus de transparence et de lisibilité malgré les efforts d’apprentissage et de mise à niveau qu’un tel système exige des entreprises et des personnels appelés à le manipuler. Ce système applicable dès janvier 2009  » hissera la comptabilité nationale aux normes de fonctionnement de l’économie moderne et permettra de produire une information détaillée reflétant une image fidèle de la situation financière des entreprises « , soutenait devant l’APN, en septembre de l’année dernière, Karim Djoudi, ministre des Finances. C’est au début de l’année en cours qu’un travail de vulgarisation a été entamé à l’intention des futurs utilisateurs de ce nouveau système. Des experts comptables estiment que  » le travail de vulgarisation fait jusqu’ici par le Conseil national de la comptabilité n’est pas à même de rendre les comptables algériens prêts à l’application du nouveau plan « . Lors d’un séminaire organisé en février dernier à Alger sur les modalités d’application du nouveau système comptable et des normes IFRS (International Financial Reporting Standards), M. Abci, consultant formateur, juge qu’  » il est aujourd’hui nécessaire que les structures ayant été à l’origine de la conception du nouveau plan expliquent aux professionnels ses modalités d’application.

Cette importante démarche constitue un instrument essentiel pour l’accompagnement du processus de passage de l’ancien au nouveau système « . Le nouveau système remplacera, à partir de janvier 2009, le Plan comptable national datant de 1975. Ce dernier ne répond plus aux exigences de la nouvelle économie ouverte sur le monde et sur l’investissement privé. Le système comptable adopté par l’Assemblée nationale en octobre 2007 est censé  » permettre la production d’informations détaillées, fiables et comparables reflétant notamment une image transparente et plus précise de la situation financière des entreprises (…) Comme il donne à la gestion de la comptabilité une nouvelle conception dominée par l’aspect économique qui intéresse les investisseurs, au lieu du juridique et fiscal qui intéresse beaucoup plus l’administration fiscale « . Le nouveau plan comptable national, pour lequel des séminaires et journées d’études sont régulièrement organisés pour être au rendez-vous de janvier 2009, sera l’instrument comptable légal des grandes entreprises nationales, de quelque 200 000 PME privées et 711 PME publiques ; mais son application est finalement différée à 2010 pour permettre aux entreprises de se préparer convenablement.

Outre la maîtrise et la modernisation des informations comptables et statistiques propres à l’administration, aux entreprises et aux autres services, l’Algérie est attendue sur le terrain de la mise en circulation des ces informations de façon à mieux en démocratiser l’usage. À bien y réfléchir, la mise à la disposition du large public (journalistes, bureaux d’études, écoles spécialisées,…) des informations statistiques fiables et exploitables participe inévitablement des efforts pour asseoir la transparence de la gestion et la bonne gouvernance.

Atouts et limites de la planification

Pour les observateurs de l’évolution des structures administratives ayant pour mission d’encadrer l’économie du pays, la création d’un Commissariat au Plan, intervenue au mois d’août dernier, revêt un caractère d’heureuse innovation destinée à combler un vide dans l’architecture institutionnelle de notre pays. Ce poste que managera le professeur Sid-Ali Boukrami, un éminent économiste, sera un  » instrument pour redéfinir les politiques du gouvernement en matière d’emploi sur la base des statistiques « , selon la déclaration du ministre des Finances, Karim Djoudi, faite lors de l’installation.

En fait, les structures de la planification dans notre pays ont suivi l’évolution imprimée à l’économie. Pendant les années 70 et 80 du siècle dernier, l’action de planification bénéficiait de tout un département ministériel. Mais, comme chacun le sait, cette mission se contentait de suivre les contours d’une économie administrée, régentée par le pouvoir central au profit des ‘’masses’’. D’ailleurs, pour brocarder l’économie ‘’socialiste’’ de l’époque- aussi bien en Algérie qu’en Europe de l’Ouest- on lui colle aujourd’hui l’épithète “planifiée’’, non sans créer un écart sémantique préjudiciable à une fonction, la planification, pourtant portée sur les fonds baptismaux de l’Europe occidentale dite capitaliste après la fin de la Seconde Guerre mondiale. Ce précieux instrument de ‘’guidance’’ économique et sociale trouvera sa pleine expression pendant les années de l’expansion économique européenne (les trente Glorieuses) et surtout après le choc pétrolier en 1973. Planifier le développement par la domination de l’imprévisibilité, par la mesure des risques présents et à venir et par la mobilisation de toutes les structures relevant de la gestion de l’économie nationale, tels semblent se présenter les grands axes des attribution de cette nouvelle institution. Pour ces objectifs, les spécialistes ont tracé plusieurs grandes étapes : le diagnostic de la situation de l’économie ( atouts et contraintes), plan stratégique (objectifs généraux en fonction des hypothèses), propositions de programmes et budgets répondant aux objectifs et, enfin, le contrôle et les mesures coercitives (analyse des écarts par rapport aux objectifs : rasions et remèdes).

Le plus indulgent des observateurs a pu se poser de légitimes questions sur les modalités d’application, la stratégie d’ensemble et la faisabilité même des derniers plans de développement mis en branle par le gouvernement algérien dans le cadre du Plan de soutien à la croissance et des programmes complémentaires Hauts Plateaux et Sud. À eux seuls, ces trois axes totalisent une enveloppe budgétaire de quelque 150 milliards de dollars. Pour rendre justice à l’ancien ministre des Finances, Abdellatif Benachenhou, c’est tout à fait au début de la conception de la première tranche de ces projets- pour 50 milliards de dollars- qu’il montra ses appréhensions en mettant l’accent sur le manque de performance des entreprises algériennes pour prendre en charge les travaux objet de ces investissements. Ensuite, ce fut le tour de certains experts, dont le docteur Abdelhak Amiri, de proposer un sursis d’une année pour procéder à des études qui, à leurs yeux, paraissaient indispensables pour mettre en application de tels mégaprojets qui engagent l’avenir de la Nation. Il a même été suggéré qu’une partie de ce montant historique serve à la mise à niveau de certaines de nos entreprises pour pouvoir affronter le terrain. En tout cas, il demeure clair que sur le plan de l’étude du milieu et de l’aménagement du territoire- pour une cohérence et une efficacité garanties des projets de développement- le préalable de l’identification des actions et des sites constitue un facteur essentiel de réussite. Rien n’y fait. Les inscriptions des programmes étaient effectuées au département des Finances et la machine s’est emballée. Même si le concept de planification a été galvaudé au temps du ‘’socialisme spécifique’’- l’économie planifiée n’a plus bonne presse depuis le triomphe du libéralisme économique et symbolise un dirigisme étatique à tout va, partout dans le monde, à l’ombre même du libre-échangisme le plus débridé, les services de la planification tournent à plein régime. Il ne s’agit pas, loin s’en faut, de dicter à la ferme son plan de culture ni à l’atelier le nombre d’unités à produire et de travailleurs à employer. Mais, comme la commune définit son POS (Plan d’occupation du sol), la collectivité nationale a besoin de définir ses priorités, ses objectifs, sa stratégie et les moyens nécessaires à leur réalisation. Les pays d’Europe occidentale, à commencer par la France, ont bâti de solides politiques de planification depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Le Plan ‘’Monet’’ mis en œuvre à partir de 1947 est un bel exemple de prospective et d’anticipation économique.

Instrument d’aide à la décision

Depuis la disparition, à la fin des années 80, du ministère de la Planification, l’Algérie gère son présent économique par le seule grâce de la loi de Finances votée annuellement. Pire, cette loi a fini par être fractionnée pour donner un appendice qui a pour nom la loi de Finances complémentaire. Mais au vu des incohérences des programmes de développement, aussi bien dans l’espace que dans l’interactions des tâches prévues, la nécessité de renouer avec l’esprit de la planification rationnelle a fait son chemin au sein des cercles décisionnels. C’est ainsi qu’en août 2006, un projet de décret portant sur la création d’un Commissariat général à la planification et à la prospective a été adopté. Cet organe, présenté comme  » un instrument efficient d’aide à la décision et à l’orientation des stratégies de développement « , vient donc d’être doté d’une direction officielle. De même, le prestigieux Institut supérieur de gestion et de planification (ISGP), sis à Bordj El Kiffan, est passé sous la tutelle du ministère des Finances. Il aura à former des cadres dans la prospective et l’intelligence économique.  » Nous avons les ressources financières, mais cela ne suffit pas « , dira, lors de la cérémonie de transfert, M. Medelci, alors ministre des Finances. La planification se trouve au cœur de l’action de développement et de gestion. Les hautes autorités du pays commencent à reconnaître cette réalité et à lui réserver son terrain institutionnel. Mieux vaut tard que jamais. C’est ainsi qu’un nouveau mode d’élaboration de la loi de Finances- canevas dans lequel ne seront pas distingués le budget de fonctionnement et le budget d’équipement- et un nouveau Plan comptable national sont conçus. Leur application est prévu pour 2010.

Amar Naït Messaoud

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